HWK : Villes, Villages du Front

WATTWILLER

C'est à l'issue des premiers combats de décembre 1914 et janvier 1915 à STEINBACH, UFFHOLTZ et au HWK que la ligne de front orientée nord-sud va se déterminer à l'ouest du village de WATTWILLER, sur les premiers contreforts vosgiens.

Situé au pied de la Montagne, WATTWILLER est l'un des premiers villages alsacien à être évacué le 22 décembre 1914. Il est occupé par les troupes allemandes durant toutes les hostilités et sert de base stratégique aux différentes unités qui y cantonneront. Se trouvant aux portes du front, des abris y sont construits pour la protection des troupes, des positions d'artilleries, des dépôts de munitions, de matériels sont installés en différents points tout comme les réseaux de tranchées et de boyaux. Ces derniers permettront aux troupes de gagner les premières lignes et les camps situés sur les hauteurs du village, notamment vers le Hirtzenstein, piton rocheux tenu et fortifié par les allemands face aux premières lignes françaises.

L'état-major allemand s'est, quant à lui, installé dans les différents bâtiments de l'établissement des Bains. De ce fait, leurs positions, y compris dans le village, deviennent la cible des tirs de l'artillerie française située dans la vallée de THANN ou sur les sommets environnants. WATTWILLER est touché de plein fouet par les explosions d'obus qui détruisent les édifices et habitations. Le clocher de l'église perd sa toiture dans le courant du 2ème semestre de l'année 1915.

A l'Armistice, les Wattwillérois évacués, reviennent progressivement pour retrouver leur village, qui n'est plus que ruines et désolation. Des baraques provisoires seront construites pour y abriter une partie des habitants ainsi que des services (entrepôts, lieu de culte, cafés). Les travaux de reconstruction dureront jusque dans les années trente. 

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Sur le haut du village, l'hôtel des Bains, détruit par l'artillerie française

 

 

 

 

   

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Actuelle rue de la 1ère Armée, à l'intersection avec la rue des Bains à droite

 

 

 

 

 

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 Vue sur le Vieil Armand entre les maisons du village

 

 

 

 

 

 

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 Vue de l'église depuis l'actuelle rue du Général de Gaulle

 

 

 

 

 

   

 

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Le village détruit vu depuis le clocher de l'église

 

 

 

 

  

Mairie

 

 

 Rue de la 1ère Armée entre l'église et la mairie

 

 

 

 

 

Tranchee

 

 

 Une tranchée allemande aux abords du village

 

 

 

 

  

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 La fontaine devant le presbytère

 

 

 

 

 

 

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Rue du village en 1920 avec présence de rails dont les wagonnets sont utilisés pour le déblaiement des gravats

 

 

 

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Actuelle rue de la 1ère Armée à hauteur du presbytère

 

 

 

 

 

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Cour du château à côté de l'église

 

 

 

 

 

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Maisons en ruines

WATTWILLER suite

Extrait : Les combats héroïques du Capitaine Manhès (7ème Bataillon de Chasseurs).       

Le 21 décembre 1915 : Ce matin à 6 heures, ma compagnie s'est placée sur ses positions de départ. Je m'installe à la carrière de la Sihl [...] A 9 heures 30, début de l'attaque par un marmitage qui a duré cinq heures. Il a été d'une violence extrème : 75 et 155 étaient les rois, abondance de 220 et 370 et gros crapouillots de 240. Une bombe tirée par l'un de ces derniers est venue s'abattre dans ma tranchée de départ, heureusement vide à ce moment-là, tous mes hommes étant dans les abris. [...] Il neige très fort. Les Allemands réagissent très peu. [...] A 14 heures 15, débouché splendide, sans un traînard, sans une hésitation. [...] Et cependant, je constate avec stupeur que les tranchées allemandes sont encore dans un état très acceptable et que leurs abris sont intacts. [...] En fin d'attaque, j'arrive dans le village à demi ruiné de Wattwiller, très avant de mon objectif. Vers 16 heures, une forte contre-attaque ennemie m'en chasse brutalement. Je réagis aussitôt et finalement, je m'installe solidement dans la partie ouest du village dont je reste maître. Dans la nuit, je suis relevé par une compagnie du 28e et passe en deuxième ligne.

 

wattwiller maisons en ruine

 

 

Maisons de Wattwiller dévastées par l'artillerie française

 

 

 

 

 

    Wattwiller Usine en ruine

 

Usine en ruine

 

 

 

 

 

 Wattwiller maisons abris             

 

 Autre aspect du village au pied de l'Hartmannswillerkopf

 

 

 

 

       

Wattwiller vue generale hwk

 

 

Vue générale du village

UFFHOLTZ

Le samedi 08 août 1914, quelques 5000 soldats français arrivant par les cols vosgiens et la vallée de la Thur avancent vers la plaine d'Alsace. Environ 500 d'entre eux arrivent dans le secteur d'UFFHOLTZ et son vignoble. Le lendemain 09 août, les soldats allemands engagent les premiers combats et provoquent le recul des français vers THANN. Bombardé régulièrement par l'artillerie française, le village fut entièrement détruit et sa population évacuée d’urgence durant la nuit de Noël 1914. Situé au sud de WATTWILLER, le village d'UFFHOLTZ se trouve au mois de janvier 1915 dans le prolongement de la ligne de front des combats du secteur de l'Hartmannswillerkopf. Le village restera occupé par les troupes allemandes jusqu'à la fin du conflit. Après la guerre, les restes du clocher qui étaient encore debout, ont été démolis. Le curé d'UFFHOLTZ, Alphonse HECK, nommé en 1919, a dû se contenter d'une église provisoire, baraquement en bois construit sur la place de la kilbe. Le curé HECK a proposé à la commune et aux habitants une reconstruction du village par ordre de priorité : les granges et étables, les maisons, la mairie, les écoles, l'église, le presbytère et enfin le cercle catholique (actuel foyer St-Erasme). Le 21 avril 1924, a eu lieu la pose de la 1ère pierre d'angle de la nouvelle église St-Erasme, au cours d'une messe en plein air devant plusieurs centaines de personnes. La commune ayant été sévèrement touchée, elle fut décorée de la Croix de Guerre.

Eglise

 

    Les effets de l'artillerie française sur les habitations du village autour de l'église. Le clocher est   encore intact (décembre 1914).

 

 

 

 

 

 

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L'église St-Erasme d'UFFHOLTZ, qui a été construite en 1825 est touchée par les bombardements français dès le mois de janvier 1915.

 

 

 

  

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 L'église et les habitations voisines détruites par les tirs d'artillerie.

 

 

 

 

 

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 Le village et l'église en ruine

 

 

 

  

 

 

Parvis

 

 

  Le parvis de l'église St-Erasme

 

 

 

 

 

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Après le conflit, l'église St-Erasme et son clocher détruit, le presbytère et au 1er plan, un café reconstruit.

 

 

 

   

 

   

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  Vue de l'actuelle rue du Ballon à hauteur de l'Abri Mémoire. A noter, la présence de rails et wagonnets utilisés après guerre, pour l'enlèvement des gravats. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Uffholtz abri sanitaire

 

Après l'armistice, présence de soldats français devant l'ancien abri sanitaire allemand en ruines, devenu aujourd'hui l'Abri Mémoire.

 

STEINBACH

Le village de STEINBACH, occupé par les allemands, subit les premières attaques le 13 décembre 1914 avec une concentration de tirs de l'artillerie française précèdant l'assaut de deux bataillons de chasseurs alpins. Ces derniers réussissent à prendre STEINBACH et la côte 425 et repoussent le 119ème régiment de Landwehr. Les allemands vont se renforcer avec les nouvelles troupes actives de la Division Fuchs. Le feu réciproque de l'artillerie va détruire les usines ainsi que les habitations et bientôt STEINBACH ne sera plus qu'un amas de ruines obligeant la population, affolée, à quitter leurs maisons pour se réfugier vers l'arrière. Le 14 décembre 1914, les troupes allemandes lancent une contre-attaque et reprennent le village au prix de lourdes pertes sans toutefois réussir à s'emparer de la cote 425, qui reste aux mains des français. Déterminer à poursuivre leur action et engageant un nouveau régiment, les allemands se précipitent sur la hauteur qui sera reprise le lendemain 15 décembre 1914. Le secteur français étant occupé par la 66ème division d'infanterie, le général GUERRIER qui la commande, va faire appel au 152ème Régiment d'Infanterie pour tenter de reconquérir le village de STEINBACH. Durant plusieurs jours, les forces en présence vont se disputer, dans une lutte acharnée, la cote 425. Les Steinbachois sont évacués sur CERNAY dans la nuit du 30 au 31 décembre. Le 1er janvier 1915, précédées par les tirs d'artillerie, les attaques françaises du 152ème R.I. vont aboutir à la prise de STEINBACH après de terribles combats de rues, repoussant l'ennemi sur les pentes inférieures vers CERNAY. Le 152ème R.I. aura perdu 700 hommes dont 12 officiers. Le village totalement meurtri par ces combats n'est qu'un vaste champ de ruines et restera occupé par les troupes françaises jusqu'à la fin du conflit. Le 06 novembre 1921, le village de STEINBACH reçoit la Croix de Guerre. 

Steinbach apres la reconquete

 

  Une rue du village après les combats de la reconquête par les troupes françaises en janvier 1915

 

 

 

 

 

 

Village tranchee 02 mars 1916

 

 

 Depuis une tranchée française, une vue du village le 02 mars 1916, avec à gauche, l'usine Rollin.

 

 

 

 

 

  

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Steinbach eglise en ruines

 

 

 L'église en ruines

 

 

 

 

 

Steinbach 02 03 1916 abreuvoir grand rue

 

 

L'abreuvoir de la Grande Rue le 02 mars 1916

 

 

 

 

 

 

Steinbach 02 03 1916 repas pres tranchee

 

 

  Le repas au bas de la Cote 425 le 02 mars 1916

 

 

 

 

 

 

Steinbach barricades

 

 

Une barricade à l'entrée du village de STEINBACH

 

 

 

 

 

Steinbach usine detruite

 

 

 Usine détruite

 

 

 

 

 

Steinbach maison detruite

 

 

Maison détruite dans le village réoccupé par les français

 

 

 

 

 

Eglise ruines 13 nov 1917

 

 

 Eglise en ruines le 13 novembre 1917

 

 

 

 

 

 

Eglise cimetiere 07 janvier 1919

 

 

Une vue de l'église le 07 janvier 1919

 

 

 

 

 

 

Eglise en ruines 02 mars 1917

 

 

L'intérieur de l'église en ruines. Elle sera reconstruite en 1926.

 

 

 

 

 

 

Extrait des Carnets de Jean-Louis THOMAS, prêtre-soldat au 334ème R.I. :

Mercredi 24 novembre 1915 : " Temps brumeux, secteur calme. Description de la position. Nous sommes à la cote 425, entre Vieux-Thann et Steinbach, juste en face de la petite ville allemande de Cernay, que l'on aperçoit très bien. Nous sommes en plein milieu des champs (jadis cultivés) et des vignes, à la lisière d'un petit bois de châtaigniers. Les cerisiers et les osiers y abondent. Le paysage est très coquet en temps ordinaire. Quand nous sommes venus, en pleine pluie, l'eau, la boue et la terre éboulée remplissaient tout, tranchées et boyaux. Mais la neige, la gelée et le froid sec sont venus. Aussi la vie est plus intéressante et plus saine dans le secteur. La campagne est très belle dans son manteau de neige, surtout ici, entre montagne et plaine. La Cote se dresse avec ses lignes rouges de tranchées et boyaux, au milieu des vignes et des champs couverts de hautes herbes, de châtaigneraies et de sapinières. Tel est le paysage.                                           Le secteur comme tel est des plus intéressants. Aucune position ne m'a paru mieux organisée. La tranchée est renforcée d'une "parallèle" et de quatre autres tranchées. Le grand boyau de sortie mène aux postes de commandement. Tous les abris sont souterrains et étayés : le 229, composé en grande partie de mineurs de Montceau-les-Mines, a fait un rude boulot. Que de terre remuée, que de rondins, de planches, de tôles ondulées et de carton bitumé ! Aussi, les abris sont solides contre l'artillerie et d'un confort à nul autre pareil. On y a des bat-flanc avec de la paille, des poêles pour se chauffer au coke et au bois vert. On peut faire réchauffer aussi les aliments au feu du poêle; on peut aussi employer l'alcool à brûler solidifié. Nous avons touché les effets d'hiver : chaussettes de laine, cache-nez, passe-montagne, jerseys ou chandails, plus deux couvertures et une peau de chèvre. On a touché des sabots. Nous avons le régime d'hiver : thé et rhum. Enfin, innovation : nous touchons les 5 sous du poilu, ce qui nous permet encore d'améliorer notre ordinaire par l'achat de quelques douceurs à Thann. 5 sous par jour, 50 sous par prêt, 7,50 francs par mois, jamais je n'avais autant gagné de ma vie ! Ainsi donc de quoi nous plaindre ? Nous avons tout ce qu'il nous faut pour être heureux, autant qu'on peut l'être en temps de guerre et aux tranchées : paysage admirable, temps sec, secteur calme et bien organisé, tranchées et abris solides, logement, chauffage, éclairage et literie suffisants, vêtement et nourriture saine, paye dédommageante. Que nous manque-t-il ? Rien, sinon la victoire, la paix et le retour dans les foyers ".

CERNAY

En 1914, CERNAY compte environ 5200 habitants mais avec le début de la guerre, de nombreux Cernéens sont mobilisés dans l’armée allemande.
Le 8 août 1914 à 17h00, CERNAY est occupé par le 133ème R.I. qui débouche de la vallée de la Thur et défile, musique en tête sous la Porte de Thann. Le régiment est suivi par le 15ème Bataillon de Chasseurs Alpins et d'une batterie du 4ème Régiment d'Artillerie. Mais les allemands du XVème corps d'armée sous les ordres du général Von Deimling contre-attaquent et réoccupent la ville le 10 août.
Le 16 août, voit le retour des troupes françaises (chasseurs alpins et artilleurs) qui réussiront à s'y maintenir jusqu’au retour des allemands, le 28 août.
Les 8 et 9 septembre, la ville défendue par les allemands est sous le feu de l’artillerie française. De nombreux Cernéens sont arrêtés et incarcérés à MULHOUSE ou conduits dans des camps de travail, au motif de sympathie avec l’ennemi, voire espionnage. A partir du 14 septembre 1914, des hommes sont réquisitionnés pour des travaux de terrassement et CERNAY devient une ville du front. Le 8 octobre 1914, le roi du Wurtemberg passe à CERNAY pour saluer et encourager ses troupes. Le 11 novembre, la population se rend au Massengrab (fosse commune et cimetière improvisé) pour y déposer deux couronnes, avec les soldats allemands. Près de 200 civils alsaciens sont tués dans le secteur. Plus de 3600 civils et militaires, blessés ou malades sont soignés dans l'ancienne salle du Progrès, au tribunal et dans les écoles. En décembre 1914, de violents combats se déroulent dans le village voisin de STEINBACH. Le 30 décembre, les « Diables Rouges » du 152ème R.I., sont à l’action. L’ordre est donné à 7 heures du soir aux Cernéens d’évacuer à leur tour la ville avant l’aube. La population sera évacuée en premier vers WITTELSHEIM, STAFFELFELDEN, WITTENHEIM et ENSISHEIM puis dispersée dans 108 communes d’Alsace et d’Outre-Rhin. Le front se stabilise entre CERNAY et STEINBACH jusqu’à l’armistice. La commune est alors déclarée sinistrée à 100% et a droit à la Croix de Guerre dans ses armoiries. Le 19 août 1918, le président Poincaré accompagné par le maire Pierre Burtschell parcourt une ville fantôme. En 1921, on ne dénombrera qu'environ 2900 habitants qui vont peu à peu reconstruire la cité.

 

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Eglise Saint-Etienne à CERNAY, touchée par l'artillerie française
 
 

 

 

 

 

 

  

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 Les habitations de la Grand'rue (actuelle Rue Raymond Poincaré) détruites par les bombardements

 

 

 

 

  

 
  
 

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  Entrée ouest de CERNAY avec une vue de la porte de Thann
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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La porte de Thann où une barricade a été mise en place par les soldats allemands
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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  Restaurant "Zum Stadt Mulhausen" touché par un obus (actuelle Hostellerie d'Alsace à l'angle des rues Poincaré et de Wittelsheim).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Le carrefour central à CERNAY (à l'angle actuel des rues de Thann et du Vieil Armand)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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  Vue de la rue du Marché, à gauche de l'église St-Etienne où toutes les habitations ont été touchées par l'artillerie. Les habitations adossées à l'église n'ont pas été reconstruites après guerre et ont laissé place à l'actuel parking (rue du Maréchal Foch)

 

 

 

   

Cernay rue de thann a hauteur eglise

 

 

La rue de Thann à hauteur de l'église

 

 

 

 

 

Cernay tour medievale

 

 

 

Vue de la tour médiévale durant la 1ère guerre mondiale

 

 

 

 

Ruines a cernay

 

 

Bâtiments bombardés par les français

VIEUX-THANN

Tout comme sa voisine THANN, la commune de VIEUX-THANN va être libérée par les troupes françaises après les combats du mois d'août 1914 mais se retrouve aussitôt en première ligne du front, face à la ville de CERNAY qui reste aux mains des allemands. Durant le reste du conflit, le front va ainsi se stabiliser aux portes de VIEUX-THANN, en direction de CERNAY, passant dans le secteur de l'usine Sandozwiller et de la cote 425 en direction de STEINBACH. Dès le mois d'août 1914, VIEUX-THANN subit les tirs de l'artillerie allemande, lesquels occasionnent d'importantes destructions sur les édifices, habitations et autres infrastructures. L'église St-Dominique perd ainsi les toits de son choeur et de son clocher. Un arrêté du capitaine-administrateur du territoire ordonne que l'évacuation de VIEUX-THANN soit réalisée. La population en danger sera ainsi évacuée entre le 05 et le 09 février 1915, sous les bombardements et souvent de nuit par voitures, camions et attelages, en direction de THANN, les communes de la vallée de la Thur ou encore vers les Vosges. VIEUX-THANN se retrouve uniquement occupé par les troupes combattantes françaises qui sont positionnées à ses lisières est, face aux troupes allemandes.

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 L'église St-Dominique, touchée par les bombardements allemands

 

 

 

 

 

 

 

                                                                                                             

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La Thur et l'église St-Dominique

 

 

 

 

 

 Habitations de la Grand'rue, détruites par les tirs d'artillerie

                                                                       

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La Grand'rue et au centre, l'arrière de la mairie

  

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La rue des Messieurs, avec ses habitations endommagées

 

 

 

 

 

Vieux

Eglise

 

 

Barricade Lecourbe, rue de Mulhouse

 

 

 

 

 

 

 

Usine

 Poste de contrôle au niveau du pont de la Thur 

 

 

 

 

 

La même ambulance contrôlée lors de son passage

 

 

 

 

 

 

 

Ambulance américaine Ford, le 08 septembre 1916 (passage à niveau près de l'actuelle gare) 

 

 

 

 

 

 

L'église St-Dominique en ruine

 

 

 

 

 

 

La Thur et l'usine Duméril Jaeglé

 

 

 

 

 

 

 

ASPACH-LE-HAUT

Le village d'ASPACH-LE-HAUT fut particulièrement touché par les hostilités de la Grande Guerre. Dès les premiers jours des hostilités, il est occupé par les troupes françaises et à partir du 10 décembre 1914, il resta entre leurs mains jusqu'à la fin du conflit. A cette même date, se sont deux compagnies du 213ème régiment d'infanterie qui s'emparent du village, de la gare, et s'installent le long de la voie ferrée face au village d'ASPACH-LE-BAS, qui est lui tenu par les troupes allemandes. Le secteur de la voie ferrée, de l'Ochsenfeld jusqu'au bois de MICHELBACH sera occupé par environ 400 chasseurs du 10ème Groupe de Chasseurs Cyclistes de la 10ème division de cavalerie.

En raison de sa proximité avec la ligne de front, le 27 janvier 1915, ASPACH-LE-HAUT est violemment bombardé par l'artillerie allemande et la plupart de ses habitations seront la proie des flammes. Ce n'est que entre les 20 et 30 mars 1915, que les habitants du village sont évacués, ces derniers étant exposés au bombardements réguliers occasionnant la destruction quasi totale du bourg. 51 familles, soit environ 150 individus, sont dirigés vers les communes moins exposées (BOURBACH-LE-HAUT, DOLLEREN, MASEVAUX, MORTZWILLER, KIRCHBERG, OBERBRUCK, ...). L'église d'ASPACH-LE-HAUT est ainsi détruite le lundi 07 juin 1915 par les canons allemands puis sera ravagée par un incendie le 20 juin de la même année. Le front va alors se stabiliser entre ASPACH-LE-HAUT et ASPACH-LE-BAS, dans le secteur de la gare.

Après 1918, les habitants reviennent au village complètement détruit pour rebâtir les maisons sur les anciennes fondations. La mairie placée à côté de l'église ne sera pas reconstruite au même emplacement. Concernant l'église, un édifice provisoire en bois est aménagé à la sortie de la commune vers MICHELBACH mais va à nouveau être anéantie par un incendie dans la nuit du 03 au 04 décembre 1921. Ce n'est que le 16 novembre 1925 que la première pierre de la nouvelle église fut posée et sa construction achevée deux ans plus tard en 1927. Le village a été décoré de la Croix de Guerre 1914-1918.

 

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 En 1915, l'église subit les premiers dégâts au niveau du clocher, touché par l'artillerie allemande

 

 

 

 

 

 

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 Une vue de la Grand'rue avec ses habitations détruites

 

 

 

 

 

 

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 Vue de la rue Principale menant vers MICHELBACH

 

 

 

 

 

 

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 Soldats français dans la rue de l'église


  

 

 

 

 

  

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La mairie et l'église Saint-Barthélémy touchés par les bombardements allemands

 

 

 

 

 

 


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 Dans la cour d'une ferme, les soldats français procurent de la nourriture aux chats

 

 

 

 

 

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 Cantonnement français dans une habitation du village dont les propriétaires ont été évacués

 

 

 

 

 

 

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 Les ruines de l'église Saint-Barthélémy après l'incendie du 20 juin 1915

 

 



  

 

 

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Rare maison du village épargnée par l'artillerie. Il s'agit de l'actuel café "Chez Brigitte"

 

 

 

 

 

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Après guerre, une vue d'ensemble du centre du village et de l'église en ruines

 

 

 

 

 

 

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La gare d'ASPACH-LE-HAUT a mi-chemin du village voisin d'ASPACH-LE-BAS, occupé par les allemands

 

 

 

 

 

 

Arrière de l'église en ruines

 

 

Le mur du cimetière et l'arrière de l'église Saint-Barthélémy dont le clocher s'est effondré

 

 

 

 

 

 

 

      Aspach le haut

 

   Habitations du village détruites par les bombardements          

 

THANN

Arrivant depuis le col de Bussang et la vallée de la Thur, les premières troupes françaises entrent à THANN le 07 août 1914 à 16 heures. Il s'agit des cavaliers du 2ème régiment de chasseurs à cheval qui vont précéder de peu les unités du 133ème régiment d'infanterie de BELLEY (Ain). Les troupes françaises, après avoir poussé jusqu'à MULHOUSE vont être refoulées par les unités allemandes qui contre-attaquent. Des bavarois reprennent la ville de THANN mais ne peuvent se maintenir dans la cité qui verra le retour des chasseurs à cheval le 14 août 1914. Le lendemain, un train blindé allemand va tenter de forcer le blocus à l'entrée de la ville mais il sera repoussé par l'artillerie française dont les batteries sont positionnées sur les hauteurs, aux abords de la ruine du château de l'Engelbourg.

Au cours des mois suivants, le front va se stabiliser entre VIEUX-THANN et CERNAY. La ville de THANN, la plus importante à avoir été libérée, restera aux mains des français jusqu'à l'Armistice de 1918 et va ainsi devenir la capitale de l'Alsace libérée. Constituant un verrou situé à l'entrée de la vallée de la Thur, THANN va toutefois subir les bombardements allemands, causant d'importants dégâts aux infrastructures et habitations. Le 1er obus tombe sur la ville le 09 septembre 1914 et incendie la maison et l'usine Fluhr. Au début de 1915, l'intensité des bombardements s'accroit et deviennent presque quotidiens. La rue Curiale, la rue de l'Etang avec la synagogue sont presque complètement détruites. On déplore aussi des dégâts à l'hôtel de ville, au tribunal, au presbytère, à l'école des filles, au collège, à la vieille halle, à la gare ainsi qu'à l'orphelinat près de l'hôpital. La collégiale est atteinte et ses orgues fracassées. Les tuyaux d'eau et les conduites de gaz sont crevés. A compter de cette période, la ville est plongée dans l'obscurité où la circulation est interdite durant la nuit. La population sera en partie évacuée.

A partir de mai 1915, les bombardements s'espacent et quelques habitants décident de revenir, en effectuant des réparations de fortune dans leurs logements détruits. Malgré ces retours, la population thannoise a diminué de moitié et de 7413 habitants en 1913, la ville ne comptera plus que 3061 âmes en février 1916. Le 18 mai 1915, à l'issue d'une réunion du conseil municipal, il est décidé la nomination d'un administrateur provisoire de la ville. Est ainsi désigné pour occuper cette fonction le capitaine Saint-Girons du 172ème régiment d'infanterie, qui prendra ses fonctions fin juillet 1915.

Même si des périodes d'accalmies sont constatées, THANN continue de subir les bombardements allemand. Au total, il ne se passe guère de mois et souvent de semaines sans un arrosage. On peut évaluer à 300 les jours de bombardements et à environ 10000, le nombre d'obus qui sont venus frapper la ville. Le 11 novembre 1918 à 07 heures 30, la nouvelle de l'armistice est confirmée et les sonneries des cloches se font entendre. La population sort dans les rues bannières en tête. Un drapeau aux longs plis est hissé à la flèche de la collégiale.

En 1920, Raymond Poincaré, Président de la République remet à THANN la croix de guerre avec la citation suivante : " A l'épreuve pendant toute la durée des hostilités, en dépit de l'acharnement de l'ennemi qui semblait vouloir détruire, avec cette vaillante cité, l'un des symboles les plus purs de l'attachement de l'Alsace à la France, Thann ne s'est jamais départie de son courage tranquille et de sa confiance raisonnée. Par les sentiments hautement affirmés de ses habitants, a fourni aux troupes françaises et alliées que les hasards de la grande lutte ont conduites chez elle, des raisons nouvelles à persévérer dans l'héroïque effort qui vient de porter ses fruits. Ville héroïque qui a symbolisé pendant la guerre toutes les vertus alsaciennes et françaises ".

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THANN Militaires et Visites Officielles

Allocution devenue célèbre du Général Joseph Joffre, prononcée à THANN le 24 novembre 1914 : " Votre retour est définitif. Vous êtes Français pour toujours. La France vous apporte, avec les libertés qu'elle a toujours représentées, les respect de vos libertés, à vous, des libertés alsaciennes, de vos traditions, de vos convictions et de vos moeurs. Je suis la France, vous êtes l'Alsace. Je vous apporte le baiser de la France."    

 

Devenue capitale de l'Alsace française, située aux abords du front et à proximité de la zone importante des combats du Hartmannswillerkopf, THANN accueillit de nombreux visiteurs militaires, ambassadeurs et hommes politiques français et étrangers.       

Le Président de la République, Raymond Poincaré vient à plusieurs reprises à THANN où il fait des dons généreux de bienfaisance, signe le registre de baptême, accepte de devenir le parrain d'un enfant et remet encore des décorations. En septembre 1917, THANN acueille chaleureusement le roi d'Italie Victor Emmanuel, aux cris de "Vive la France ! Vive l'Italie ! "

La proximité du front impose aux autorités françaises des précautions minutieuses et les réceptions souvent improvisées sont tenues secrètes jusqu'à la dernière minute. Les illustres visiteurs comme Georges Clémenceau ou le prince Arthur de Connaught sont reçus dans la cour intérieure de l'hôpital, ombragée et masquée par un arbre centenaire.      

Après le général Joffre, de grands chefs militaires effectuent des visites à THANN, les futurs maréchaux Foch, Pétain et Franchet d'Esperey, les généraux Bailloud, de Castelnau, Degoutte, Gouraud, Mangin, de Mitry, Bourgeois, les commandants successifs de la VIIème Armée, les généraux Maud'huy, de Villaret, de Boissoudy, dont l'intervention en 1918, épargne à THANN une évacuation menaçante, les commandants des divisions qui tiennent, l'un après l'autre, le secteur, les généraux Serret, Nollet, Boyer, Demetz, de Bouillon, Raynouard, Brissaud-Desmaillets, Serrigny, Lebouc qui tous, témoignent par leurs actes le vif intérêt qu'ils portent à la ville.

D'autres visiteurs militaires, civils ou religieux se présentent également à THANN : M. Morgenthau, ambassadeur des Etats-Unis et conseiller du Président Wilson - M. Laferre, ministre de l'Instruction Publique qui vient visiter les écoles - M. Alexandre Ribot et Louis Barthou, ministres des affaires étrangères - Monseigneur Gauthey, archevêque de Besançon, mandaté par le Vatican pour faire, en Alsace française, une tournée de confirmation - Des officiers étrangers du Japon, d'Espagne, de Danemark, d'Angleterre, des Etats-Unis conduits par une mission du G.Q.G. - Les académiciens Maurice Barrès et Edmond Rostand.                                     

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  Visite de Georges Clémenceau le 11 février 1918

 

 

 

 

 

 

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Le salut d'un officier à côté de la collégiale le 27 novembre 1915

 

 

 

 

 

 

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Le général Georges DEMETZ (1865-1942), commandant de la 56ème division d'infanterie en 1917 et ses officiers d'état major devant le restaurant de l'Ours Blanc (actuelle Médiathèque)

 

 

 

 

 

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Soldats au niveau du poste de police derrière l'actuelle mairie

 

 

 

 

 

 

 

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Pétain et son état major dans l'actuelle rue de la 1ère Armée

 

 

 

 

        

 

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  Le Cdt Detroyat, gouverneur de THANN en 1914, sur les marches de la mairie

  

 

 

 

 

 

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  Artilleurs français au pied de la ruine du château de l'Engelbourg

  

 

 

 

 

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 Le capitaine Pierre St-Girons, administrateur de la ville de THANN, lors de la remise de prix aux écoliers dans la cour intérieure de l'hôpital St-Jacques.

 

 

 

 

 

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Soldats et enfants à côté de la fontaine St-Thiébaut le 23 juin 1915

 

 

 

 

 

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  Le Colonel Koechlin en 1915, au pied de la collégiale de THANN

 

 

 

 

 

 

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  Le Général Augustin Dubail (1851-1934), commandant du Groupe d'Armées de l'Est, en avril 1915 sur l'actuelle place Joffre à côté de la collégiale

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

THANN Militaires et Visites Officielles suite

 

   President

  Le Président de la République Raymond Poincaré et le roi d'Italie Victor Emmanuel III, le 26 septembre 1917

 

 

 

 

 

26 09 1917

 

 

Le ministre des affaires étrangères Alexandre Ribot

 

 

 

 

     Prisonniers

 

 Prisonniers allemands sur la Place Joffre en 1915 capturés dans le secteur des combats de la côte 425 à STEINBACH

 

 

 

 

Marechal

 

 

Le Maréchal Pétain le 27 mai 1919 à l'entrée de l'hôpital St-Jacques à THANN

 

 

 

 

 

Capitaine Pierre Saint Girons

 

Le Capitaine Pierre Saint-Girons, est né le 22 novembre 1881 à Lyon IIème, fils d'Antoine Saint-Girons et de Henriette Maurice. Commandant une compagnie du 172ème R.I., il se trouve en grand-garde à Lauw en septembre -octobre 1914. Il se trouve amputé de la main droite à la suite des combats dans lesquels son unité a été engagée près de Burnhaupt-le-Haut en 1914. Docteur en droit, il a été secrétaire de la Conférence des Avocats et est également diplômé en sciences politiques. Il a été proposé au Général Maud'huy par le Capitaine Heurtel, administrateur du Territoire de Thann et président de la commission municipale de Thann de décembre 1914 à juillet 1915, pour lui succéder. A l'issue de son congé de convalescence fin juillet 1915, il va occuper son poste de capitaine-administrateur de la ville jusqu'au 19 novembre 1918. Devenu maire honoraire de Thann, il quitte la localité pour prendre les fonctions de Sous-Préfet à Ribeauvillé. Il est Chevalier de la Légion d'Honneur. Pierre Saint-Girons décède à Paris XVème le 10 décembre 1966, à l'âge de 85 ans.

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Vue générale le 07 mars 1916

 

 

 

 

 

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 La mairie endommagée par les bombardements en juin 1915

 

 

 

 

 

 

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 Vue de la mairie le 16 juin 1915

 

 

 

 

 

 

 

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 Cavalier français rue de la Gare le 16 juin 1915

 

 

 

 

 

 

 

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 La rue principale le 16 juin 1915

 

 

 

 

 

 

 

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 L'école des garçons bombardée

 

 

 

 

 

 

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 L'usine Martinot en ruines le 16 juin 1915

 

 

 

 

 

 

 

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Dégâts causés par l'artillerie allemande

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  Vue générale de WILLER-SUR-THUR, libéré le 07 août 1914 par les troupes françaises

 

 

 

 

 

 

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 Les berges de la Thur

 

 

 

 

 

 

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 La gare de ravitaillement

 

 

 

 

 

 

 

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 Le camp de ravitaillement

 

 

 

 

 

 

 

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 Un convoi de mulets en partance pour le Hartmannswillerkopf

 

 

 

 

 

 

 

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 Août 1916, préparation des mulets avec le ravitaillement

 

 

 

 

 

 

 

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 Fixation du matériel de ravitaillement

 

 

 

 

 

 

 

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La route vers l'HWK

MOOSCH

Dès août 1914, les troupes françaises pénètrent dans la vallée de la Thur et libèrent MOOSCH, qui rejoindra le territoire français jusqu'à la fin de la Grande Guerre. Le village devient un lieu de cantonnement militaire où un grand nombre de régiments d'infanterie ou de bataillons de chasseurs alpins séjourneront. Un hôpital militaire (aujourd’hui résidence pour personnes âgées), est crée et permettra de soigner les blessés tombés sur les champs de batailles voisins du Sudelkopf et de l'Hartmannswillerkopf. En retrait de l'hôpital, au pied d'une colline, un cimetière militaire est aussi crée pour accueillir les victimes des combats. 594 tombes y sont recensées. On peut y retrouver les tombes de militaires ayant laissés leurs noms à l'Hartmannswillerkopf (Serret, Boussat, Amic, Archambault, Hennequin, Mégard, ...). Durant le conflit, de nombreuses personnalités politiques ou militaires dont le Président Poincaré et le roi d’Italie ont rendu hommage aux victimes en se rendant à la Nécropole de MOOSCH.

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Le 03 mars 1916, le 213 R.I. défile dans la Grand'rue en direction du front

 

 

 

 

 

 

 

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 Le 11 octobre 1916, soldats s'exerçant au maniement des masques à gaz

 

 

 

 

 

 

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Le 23 juin 1915, vue de l'ambulance (hôpital militaire) de MOOSCH

 

 

 

 

 

 

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Le 23 juin 1915, salle d'opérations de l'ambulance

 

 

 

 

 

 

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 Le 10 mars 1916, passage d'un nouveau régiment d'infanterie en direction de WILLER-SUR-THUR

 

 

 

 

 

 

 

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 Le 24 décembre 1915, obsèques de soldats tombés lors des combats du 21 et 22 décembre 1915 dans le secteur du champ de bataille du Hartmannswillerkopf

 

 

 

 

 

 

  

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Obsèques du Lieutenant De Rochambeau au cimetière militaire

 

 

 

 

 

 

 

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  Vue d'ensemble de la nécropole française de MOOSCH en 1915

SAINT-AMARIN

SAINT-AMARIN fait partie des communes de la vallée de la Thur libérées par les troupes françaises le 07 août 1914. Dès lors, le village se retrouve géré par l'administration militaire française. A partir de mai 1915 fonctionne à SAINT-AMARIN une école primaire supérieure.

La commune a été décorée le 30 janvier 1923 de la Croix de Guerre 1914-1918.

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Vue générale de SAINT-AMARIN en 1917.

 

 

 

 

 

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Vue du coeur du village et de l'église Saint-Projet de SAINT-AMARIN

 

 

 

 

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Vue de la rue Principale le 28 mai 1916

 

 

 

 

 

 

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Visite le 09 août 1915 de M. POINCARE, Président de la République

 

 

 

 

 

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 Habitant acclamant le Président de la République, accompagné du Général SERRET, Marcel, commandant la 66ème Division d'Infanterie.

 

 

 

 

 

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 L'Hôpital Mobile Alsacien (actuellement le Musée Serret)

 

 

 

 

 

 

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Entrée est de SAINT-AMARIN

 

 

 

 

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  La place du village et la fontaine du Coq

 

 

 

 

 

 

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Soldats français posant devant l'église Saint-Projet.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

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  Arrivant de BUSSANG, un régiment d'infanterie s'approche de SAINT-AMARIN.

 

 

 

 

 

St amarin troupes en mouvement 1915

 

 

Le déplacement d'un nouveau régiment d'infanterie en direction du front vers THANN.

ENSISHEIM

 

Située au centre de la plaine d'Alsace, ENSISHEIM est brièvement occupée par les troupes françaises le 09 août 1914 avant qu'elles ne soient obligées de se retirer devant la contre attaque allemande. Les français réussissent à se maintenir dans la vallée de la Thur et occupent THANN et VIEUX-THANN. La ville d'ENSISHEIM, quant à elle, est occupée par les troupes allemandes et devient le quartier général pour le secteur des combats qui se déroulent sur le champ de bataille du HARTMANNSWILLERKOPF. L'état major allemand est implanté dans le Palais de la Régence, les troupes établissent leurs cantonnements dans les bâtiments de la cité Maison Centrale et l’actuelle salle Elisatia abritera les écuries. Les prisonniers français du secteur du HWK sont acheminés à pied depuis le front via BOLLWILLER et UNGERSHEIM avant d'être évacués vers l'Allemagne. Les allemands y transfèrent également leurs blessés qui sont soignés à l’hôpital, le Feldlazaret N°256 (actuelle mairie). En retrait de la ligne du front, ENSISHEIM va accueillir les régiments retirés des zones de combats pour des périodes de repos. A cet effet,  ils bénéficient d’un bassin aménagé, sorte de piscine avec vestiaires à l'arrière de l'actuelle Maison Centrale. Durant le conflit, les allemands construisent également un aérodrome militaire à l'est de la ville ainsi qu'une ligne de chemin de fer, qui, contournant la cité permet de gagner la forêt de la Hardt puis l'Allemagne.

Ce n’est que le 17 novembre 1918 que les français font leur retour à ENSISHEIM avec les soldats du 6ème bataillon territorial de chasseurs alpins qui reçoivent un accueil enthousiaste.

 

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 Entrée de la vieille ville après le pont le l'Ill en 1917

 

                                    

 

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Portique du cimetière militaire

 

 

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Obsèques militaire au cimetière

 

 

 

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Aubade pour les blessés devant l'hôpital (actuelle mairie)

 

 

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La piscine pour les soldats (arrière de la Maison Centrale)

 

 

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Convoi de prisonniers français à hauteur de la gare

 

 

 

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Prisonniers français devant le Palais de la Régence

 

 

 

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Prisonniers exhibés à la population curieuse dans la rue principale

 

 

 

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 L'empereur Wilhelm II visite les troupes

 

 

 

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Soldats devant le restaurant Aux Fleurs

 

 

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Aérodrome militaire allemand sur la route de Munchhouse

 

  

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Soldats allemands devant le restaurant de La Couronne

WITTELSHEIM

 

En août 1914, le petit village paisible de WITTELSHEIM voit à deux reprises le passage des troupes françaises qui se rendent vers MULHOUSE pour y livrer bataille. Le 25 août 1914, la commune est finalement réoccupée par les troupes allemandes du 119ème L.I.R., et elle se retrouvera à environ 06 kilomètres de la ligne de front qui passe entre CERNAY et VIEUX-THANN. WITTELSHEIM se trouve ainsi à la portée des canons français situés dans le secteur de THANN et des premiers contreforts du massif vosgien. La commune subit de très importants bombardements qui détruisent les toitures et éventrent les murs des habitations, des commerces et édifices publics. Le 1er janvier 1915, les habitants évacués d'UFFHOLTZ, CERNAY, STEINBACH et WATTWILLER encombrent en masse WITTELSHEIM, avant d'être déplacés plus loin en arrière du front. Le 15 janvier 1915, l'ordre d'évacuation est donné cette fois à la population de WITTELSHEIM qui se retire vers WITTENHEIM, RUELISHEIM et MULHOUSE, dans des conditions climatiques compliquées (pluie, gel avec un minimum de biens 30 kg par personne). Ils sont obligés de laisser sur place leurs meubles et biens divers qu'ils ne retrouveront plus au retour d'exil. Les services de la mairie vont s'installer dans la commune d'ENSISHEIM. A partir de 1915, le front s'étant stabilisé, les allemands s'affairent à construire une ligne de défense qui fait face au débouché de la vallée de THANN et à la zone de combats du Hartmannswillerkopf. WITTELSHEIM devient une base de l'artillerie allemande et de nombreux blockhaus (environ 50) sont construits autour du village par des pionniers, aidés par des prisonniers russes. Les abris ayant leurs fenêtres de tirs et d'observations orientées vers l'ouest sont encore visibles de nos jours, notamment dans la forêt du Nonnenbruch ou dans le bois du Haertlé. A partir de 1915, les états majors de plusieurs unités s'implantent dans la commune. De même, les troupes allemandes des 1ères lignes, éprouvées, viennent s'y reposer et s'y reconstituer. Après le 11 novembre 1918, les troupes françaises trouvent un village vide où la plupart des habitations, des bâtiments publics et fermes sont en ruines. Dès novembre et décembre 1918, la population revient pour démarrer la reconstruction. En janvier 1919, 185 familles, soit 707 personnes sont déjà recensées. Durant le conflit, WITTELSHEIM va enregistrer 39 morts et 09 portés disparus. Par arrêté du 20 janvier 1923, le ministre de la Guerre et des Pensions cite à l'ordre de l'armée WITTELSHEIM qui se voit décerner la Croix de Guerre 1914/1918 : " WITTELSHEIM (Haut-Rhin), située au cours de la Guerre dans la zone de bataille, a été en grande partie détruite. Par la belle attitude qu'elle a montrée dans les cruelles épreuves a bien mérité du pays ". (J.O. du 02/11/1923)

Ecole

 

Maisons

Maison 

 

 

 

 

 

 

 

GrangeSoldats

 

 

 

 

 

 

 

Cour

Obus

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecole

Maison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MaisonTrou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

GOLDBACH

Sur les 38 communes du territoire libéré de THANN en août 1914, 04 ont dû être totalement évacuées en raison des dangers des bombardements qui menacent la sécurité des habitants et des nécessités des opérations militaires. Parmi ces 04 communes se trouvent ALTENBACH et GOLDBACH. Dans ce dernier village, 85 familles soit environ 395 personnes, sont mises à l'abri fin janvier 1915. Elles ont notamment été installées à KRUTH par les soins de l'administration militaire, qui a avancé certains frais.

Le 25 mars 1915 : ... Aussitôt après déjeuner, alerte. A 15 heures, nous partons précipitamment pour Goldbach. Un observateur d'artillerie, à l'Hartmann, avait vu, paraît-il, deux bataillons ennemis sortant de Wünheim ! Et c'est ce qui a suffi pour causer un affolement général. A 16 heures 45, nous repartons vers Altenbach, sans avoir fait autre chose qu'une station dans la mairie. Nous l'avons d'ailleurs échappé belle : nous étions assis tranquillement, de La Goutte, Gillon, Micheneau et moi, dans la salle de la mairie transformée en magasin de vivres de l'intendance. Un bon poêle nous distribuait sa lourde et engourdissante chaleur. Dans un coin, le garde-magasin mangeait au fond et s'escrimait sur une boîte de singe et du biscuit de guerre. Il arrosait le tout du pinard de l'intendance. Deux de ses copains étaient invités au festival. Dehors, depuis quelques minutes, ça marmitait assez sérieusement. A 16 heures 40, nous recevons l'ordre de rentrer à Altenbach. De La Goutte se lève aussitôt et dit "Allez ! en avant; filons chez nous. On pourrait peut-être attendre la fin de ce petit marmitage, disent Gillon et Micheneau. - Non, non, jamais, répond de La Goutte. On nous dit de partir, partons. Il faut suivre rigoureusement son destin." Tout en trouvant ce fatalisme idiot, je ramasse mon sac et ma canne, je sors rassembler ma section sous le marmitage qui continue et nous partons. Nous faisons à peine 200 m; un fracas effroyable et nous voyons, en nous retournant, les fenêtres du rez-de-chaussée de la mairie jaillir dans la rue avec quelques morceaux du mur. Un beau 150 venait d'entrer par le toit et avait éclaté à peu près exactement à l'emplacement du poêle. Les trois malheureux COA, qui, aussitôt notre départ, étaient revenus s'installer à notre place autour du feu, étaient littéralement déchiquetés... Le fatalisme de La Goutte a du bon. -- Extrait : Des combats héroïques du Capitaine Manhès.

Goldbach sudelkopf

 

 

Une vue du village de Goldbach à une altitude de 695 mètres.

 

 

 

 

 

Goldbach vue

     

Perché dans la montagne, le village de Goldbach

 

 

 

 

 

 

Goldbach bombarde

 

 

Proche de la ligne de front du secteur du Sudelkopf, le village est touché par les tirs d'artillerie allemande.

 

 

 

 

 

Goldbach vue generale

 

 

De nombreuses habitations du village sont détruites. La population est évacuée en 1915 et se réfugie dans la vallée de la Thur.

 

 

 

 

 

Goldbach eglise bombardee

 

 

 

   L'église St-Laurent endommagée par l'artillerie allemande.

 

 

 

 

 

 

 

 

Convoi mulets vers goldbach

 

 

Un convoi muletier français chargé de planches quitte le village de Willer-sur-Thur en direction de Goldbach et des camps environnants.

 

 

 

 

 

Goldbach 1918 freundstein

 

 

 Vue de l'église de Goldbach, avec en arrière plan sur la hauteur, la ruine du château du Freundstein, poste d'observation de l'artillerie française.

 

 

 

 

Goldbach avril 1916

 

Vue rapprochée des dégâts occasionnés par l'artillerie allemande sur les habitations en avril 1916

 

 

 

 

 

 

 

Cimetiere & église Goldbach

 

 Une vue rapprochée du cimetière communal de GOLDBACH à côté de l'église.

 

 

 

 

 

 

Grand ballon hameau neuhausen rte ravitaillmt front

 

Route de ravitaillement du front français dans le secteur de Neuhausen

 

 

 

 

 

 

1er mai 1915 : Ce petit coin perdu d'Altenbach devient délicieux. Le printemps monte à vue d'oeil de la vallée vers nous. Les hêtres mettent leurs feuilles et sèment d'innombrables taches claires, dans leur vert tendre, la verdure presque noire des sapins. Dans tous les prés, où l'eau ruisselle, les fleurs pullulent. Après ces mois affreux et si durs, plein de pluie et de neige, de glace et de boue immonde, enfumés de brouillards, c'est un véritable enchantement. Les oiseaux viennent tous en foule; j'ai entendu ce matin le premier coucou dans les bois de la vallée. Les sommets sont encore couverts de neige. Ce contraste entre la végétation si puissante des vallées et des pentes et la blancheur des hauts reliefs donne aux Vosges un aspect très "grande montagne".  -- Extrait : Des combats héroïques du Capitaine Manhès.

Grand ballon & Altenbach

 

  Le hameau d'ALTENBACH au pied du Grand Ballon.

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Altenbach Neuhausen

 

Quelques maisons d'ALTENBACH

 

 

 

 

 

 

Altenbach 1 1915

 

 Soldats français effectuant leurs corvées dans leur cantonnement d'ALTENBACH en 1915.

 

 

 

 

 

 

Altenbach 1915

 

 

Maison touchée par l'artillerie à ALTENBACH en 1915.

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