Villes, Villages côté allemand

WATTWILLER

C'est à l'issue des premiers combats de décembre 1914 et janvier 1915 à STEINBACH, à UFFHOLTZ ainsi qu'au HWK, que la ligne de front orientée nord-sud va se déterminer à l'ouest du village de WATTWILLER, sur les premiers contreforts vosgiens.

Situé au pied de la Montagne, WATTWILLER est l'un des premiers villages alsacien à être évacué le 22 décembre 1914. Il est occupé par les troupes allemandes durant toutes les hostilités et sert de base stratégique aux différentes unités qui y cantonneront. Se trouvant aux portes du front, des abris y sont construits pour la protection des troupes, des positions d'artilleries, des dépôts de munitions, de matériels sont installés en différents points tout comme les réseaux de barbelés et de tranchées. Ces dernières permettront aux troupes de gagner les premières lignes et les camps situés sur les hauteurs du village, notamment vers le Hirtzenstein, piton rocheux tenu et fortifié par les allemands face aux premières lignes françaises.

L'état-major allemand s'est, quant à lui, installé dans les différents bâtiments de l'établissement des Bains. De ce fait, leurs positions, y compris dans le village, deviennent la cible des tirs de l'artillerie française située dans la vallée de THANN ou sur les sommets environnants. WATTWILLER est touché de plein fouet par les explosions d'obus qui détruisent les édifices et habitations. Le clocher de l'église perd sa toiture dans le courant du 2ème semestre de l'année 1915.

A l'Armistice, les Wattwillérois évacués, reviennent progressivement pour retrouver leur village, qui n'est plus que ruines et désolation. Ils retrouvent leurs habitations, détruites, dévastées ou pillées. Dans les tranchées et abris du HWK, les habitants retrouveront des tonneaux, des poêles et de la vaisselle qui leur appartenaient. Des baraques provisoires seront construites pour y abriter une partie des habitants ainsi que des services (entrepôts, lieu de culte, cafés). Les travaux de reconstruction dureront jusque dans les années trente. 

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Sur le haut du village, l'hôtel des Bains, détruit par l'artillerie française

 

 

 

 

   

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Actuelle rue de la 1ère Armée, à l'intersection avec la rue des Bains à droite

 

 

 

 

 

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Vue sur le Vieil Armand entre les maisons du village

 

 

 

 

 

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 Vue de l'église depuis l'actuelle rue du Général de Gaulle

 

 

 

 

 

   

 

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Le village détruit vu depuis le clocher de l'église. Au second plan, le rocher du Hirtzenstein puis le sommet de l'Hartmannswillerkopf.

 

 

 

 

  

Mairie

 

 

 Rue de la 1ère Armée entre l'église et la mairie

 

 

 

 

 

Tranchee

 

 

 Une tranchée allemande aux abords du village

 

 

 

 

  

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 La fontaine devant le presbytère

 

 

 

 

 

 

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Rue du village en 1920 avec présence de rails dont les wagonnets sont utilisés pour le déblaiement des gravats

 

 

 

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  Actuelle rue de la 1ère Armée à hauteur du presbytère

 

 

 

 

 

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Cour du château à côté de l'église

 

 

 

 

 

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   Maisons en ruines

WATTWILLER suite

Extrait : Les combats héroïques du Capitaine Manhès (7ème Bataillon de Chasseurs).       

Le 21 décembre 1915 : Ce matin à 6 heures, ma compagnie s'est placée sur ses positions de départ. Je m'installe à la carrière de la Sihl [...] A 9 heures 30, début de l'attaque par un marmitage qui a duré cinq heures. Il a été d'une violence extrème : 75 et 155 étaient les rois, abondance de 220 et 370 et gros crapouillots de 240. Une bombe tirée par l'un de ces derniers est venue s'abattre dans ma tranchée de départ, heureusement vide à ce moment-là, tous mes hommes étant dans les abris. [...] Il neige très fort. Les Allemands réagissent très peu. [...] A 14 heures 15, débouché splendide, sans un traînard, sans une hésitation. [...] Et cependant, je constate avec stupeur que les tranchées allemandes sont encore dans un état très acceptable et que leurs abris sont intacts. [...] En fin d'attaque, j'arrive dans le village à demi ruiné de Wattwiller, très avant de mon objectif. Vers 16 heures, une forte contre-attaque ennemie m'en chasse brutalement. Je réagis aussitôt et finalement, je m'installe solidement dans la partie ouest du village dont je reste maître. Dans la nuit, je suis relevé par une compagnie du 28e et passe en deuxième ligne.

 

wattwiller maisons en ruine

 

 

Maisons de Wattwiller dévastées par l'artillerie française

 

 

 

 

 

    Wattwiller Usine en ruine

 

Usine en ruine

 

 

 

 

 

 Wattwiller maisons abris             

 

 Autre aspect du village au pied de l'Hartmannswillerkopf

 

 

 

 

       

Wattwiller vue generale hwk

 

 

Vue générale du village

UFFHOLTZ

Le samedi 08 août 1914, quelques 5000 soldats français arrivant par les cols vosgiens et la vallée de la Thur avancent vers la plaine d'Alsace. Environ 500 d'entre eux arrivent dans le secteur d'UFFHOLTZ et son vignoble. Le lendemain 09 août, les soldats allemands engagent les premiers combats et provoquent le recul des français vers THANN. Bombardé régulièrement par l'artillerie française, le village fut entièrement détruit et sa population évacuée d’urgence durant la nuit de Noël 1914. Situé au sud de WATTWILLER, le village d'UFFHOLTZ se trouve au mois de janvier 1915 dans le prolongement de la ligne de front des combats du secteur de l'Hartmannswillerkopf. Le village restera occupé par les troupes allemandes jusqu'à la fin du conflit. Après la guerre, les restes du clocher qui étaient encore debout, ont été démolis. Le curé d'UFFHOLTZ, Alphonse HECK, nommé en 1919, a dû se contenter d'une église provisoire, baraquement en bois construit sur la place de la kilbe. Le curé HECK a proposé à la commune et aux habitants une reconstruction du village par ordre de priorité : les granges et étables, les maisons, la mairie, les écoles, l'église, le presbytère et enfin le cercle catholique (actuel foyer St-Erasme). Le 21 avril 1924, a eu lieu la pose de la 1ère pierre d'angle de la nouvelle église St-Erasme, au cours d'une messe en plein air devant plusieurs centaines de personnes. La commune ayant été sévèrement touchée, elle fut décorée de la Croix de Guerre.

Eglise

 

    Les effets de l'artillerie française sur les habitations du village autour de l'église. Le clocher est   encore intact (décembre 1914).

 

 

 

 

 

 

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L'église St-Erasme d'UFFHOLTZ, qui a été construite en 1825 est touchée par les bombardements français dès le mois de janvier 1915.

 

 

 

  

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 L'église et les habitations voisines détruites par les tirs d'artillerie.

 

 

 

 

 

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 Le village et l'église en ruine

 

 

 

  

 

 

Parvis

 

 

  Le parvis de l'église St-Erasme

 

 

 

 

 

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Après le conflit, l'église St-Erasme et son clocher détruit, le presbytère et au 1er plan, un café reconstruit.

 

 

 

   

 

   

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  Vue de l'actuelle rue du Ballon à hauteur de l'Abri Mémoire. A noter, la présence de rails et wagonnets utilisés après guerre, pour l'enlèvement des gravats. 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Uffholtz abri sanitaire

 

Après l'armistice, présence de soldats français devant l'ancien abri sanitaire allemand en ruines, devenu aujourd'hui l'Abri Mémoire.

 

CERNAY

En 1914, CERNAY compte environ 5200 habitants mais avec le début de la guerre, de nombreux Cernéens sont mobilisés dans l’armée allemande.
Le 8 août 1914 à 17h00, CERNAY est occupé par le 133ème R.I. qui débouche de la vallée de la Thur et défile, musique en tête sous la Porte de Thann. Le régiment est suivi par le 15ème Bataillon de Chasseurs Alpins et d'une batterie du 4ème Régiment d'Artillerie. Mais les allemands du XVème corps d'armée sous les ordres du général Von Deimling contre-attaquent et réoccupent la ville le 10 août.
Le 16 août, voit le retour des troupes françaises (chasseurs alpins et artilleurs) qui réussiront à s'y maintenir jusqu’au retour des allemands, le 28 août.
Les 8 et 9 septembre, la ville défendue par les allemands est sous le feu de l’artillerie française. De nombreux Cernéens sont arrêtés et incarcérés à MULHOUSE ou conduits dans des camps de travail, au motif de sympathie avec l’ennemi, voire espionnage. A partir du 14 septembre 1914, des hommes sont réquisitionnés pour des travaux de terrassement et CERNAY devient une ville du front. Le 8 octobre 1914, le roi du Wurtemberg passe à CERNAY pour saluer et encourager ses troupes. Le 11 novembre, la population se rend au Massengrab (fosse commune et cimetière improvisé) pour y déposer deux couronnes, avec les soldats allemands. Près de 200 civils alsaciens sont tués dans le secteur. Plus de 3600 civils et militaires, blessés ou malades sont soignés dans l'ancienne salle du Progrès, au tribunal et dans les écoles. En décembre 1914, de violents combats se déroulent dans le village voisin de STEINBACH. Le 30 décembre, les              « Diables Rouges » du 152ème R.I., sont à l’action. L’ordre est donné à 7 heures du soir aux Cernéens d’évacuer à leur tour la ville avant l’aube. La population sera évacuée en premier vers WITTELSHEIM, STAFFELFELDEN, WITTENHEIM et ENSISHEIM puis dispersée dans 108 communes d’Alsace et d’Outre-Rhin. Le front se stabilise entre CERNAY et STEINBACH jusqu’à l’armistice. La commune est alors déclarée sinistrée à 100% et a droit à la Croix de Guerre dans ses armoiries. Le 19 août 1918, le président Poincaré accompagné par le maire Pierre Burtschell parcourt une ville fantôme. En 1921, on ne dénombrera qu'environ 2900 habitants qui vont peu à peu reconstruire la cité.

 

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Eglise Saint-Etienne à CERNAY, touchée par l'artillerie française
 
 

 

 

 

 

 

  

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 Les habitations de la Grand'rue (actuelle Rue Raymond Poincaré) détruites par les bombardements

 

 

 

 

  

 
  
 

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  Entrée ouest de CERNAY avec une vue de la porte de Thann
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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La porte de Thann où une barricade a été mise en place par les soldats allemands
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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  Restaurant "Zum Stadt Mulhausen" touché par un obus (actuelle Hostellerie d'Alsace à l'angle des rues Poincaré et de Wittelsheim).
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
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Le carrefour central à CERNAY (à l'angle actuel des rues de Thann et du Vieil Armand)
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 

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  Vue de la rue du Marché, à gauche de l'église St-Etienne où toutes les habitations ont été touchées par l'artillerie. Les habitations adossées à l'église n'ont pas été reconstruites après guerre et ont laissé place à l'actuel parking (rue du Maréchal Foch)

 

 

 

   

Cernay rue de thann a hauteur eglise

 

 

La rue de Thann à hauteur de l'église

 

 

 

 

 

Cernay tour medievale

 

 

 

Vue de la tour médiévale durant la 1ère guerre mondiale

 

 

 

 

Ruines a cernay

 

 

Bâtiments bombardés par les français

 

 

 

 

 

Extrait du journal de guerre de Marie-Claire Mengès, janvier 1915 :                                                                                                                                                        " Il n'y a pas de spectacle plus navrant que tous ces fugitifs arrivés à Dornach, traînant les quelques meubles et objets qu'ils ont pu sauver. Plus de trente véhicules sont ainsi alignés, sous la pluie battante le long de la rue de Belfort, presque jusqu'à Niedermorschwiller. [...] Les fugitifs continuent à passer. Un petit garçon habitant Cernay, dont le père et la mère furent tués par un éclat d'obus, fit le chemin à pied jusqu'à Mulhouse avec un bébé de 3 mois dans un sac à dos ".

Témoignage d'un réfugié de Cernay, janvier 1915 :                                                                                                                                                                                  " L'évacuation s'est faite de nuit, avec la défense de faire de la lumière. C'est donc dans l'obscurité la plus complète que les habitants se virent forcés de faire leurs paquets. Déjà la veille, les soldats allemands, sans se gêner, prenaient dans les maisons ce qui était à leur convenance et, quand les propriétaires essayaient de protester, ils leur répondaient : - Vous ne pouvez tout de même pas emporter toutes ces choses et demain, que vous veuillez ou non, tout sera à nous. - Puis, comme l'évacuation n'allait pas assez vite à leur gré, ils enfoncèrent les portes à coups de crosse et mirent les habitants dans la rue. Ces malheureux avaient dû marcher jusqu'à Mulhouse, traînant sur des charrettes à bras leur literie et quelques objets indispensables, voire les malades et les impotents. Cernay étant sous le feu de l'artillerie française, l'évacuation des habitants étaient une mesure prudente qui s'imposait, sans doute, mais fallait-il qu'elle se fit dans les deux heures et sans aide d'aucune sorte ? "

 

ASPACH-LE-BAS

Le village d'Aspach-le-Bas est atteint dès le 07 août 1914 par les troupes françaises, qui ont pénétré en Alsace depuis la vallée de la Thur. Le 10 août 1914, après la contre-attaque allemande, les français sont contraints de reculer et les premiers combats ont lieu dans le village où 5 maisons sont incendiées. Le 10 septembre 1914, de violents combats au corps à corps se poursuivent dans la forêt du Kreutzwald et du Bremmenloch. Au cours du même mois, la population doit aider les troupes allemandes à creuser des tranchées notamment dans le secteur du Kahlberg. Le 1er décembre 1914, le maire Ignace Hilberer est tué par un éclat d'obus. Les batailles autour d'Aspach-le-Bas se prologent le 25 décembre 1914 et génèrent dans les deux camps 240 tués et 580 blessés.

Eglise detruite aspach le bas

 
  

1914, l'église du village a déjà été touchée par l'artillerie française

 

 

 

 

 

 

Aspach le bas 29 avril 1915

 

 

Vue aérienne d'Aspach-le-Bas le 29 avril 1915. En haut du cliché, la route menant vers Aspach-le-haut.

 

 

 

 

 

Pont fortifie petite doller abords aspach le bas juin 1915 2eme cie lir 119

 

 

  Pont fortifié sur la petite Doller avec des soldats de la 2ème Compagnie du L.I.R. 119, en juin 1915

 

 

 

 

 

 

 

Aspach le bas entree ouest

 

Entrée ouest d'Aspach-le-Bas avec son mur de protection. En arrière plan, le massif du Rossberg.

 

 

 

 

 

 

Aspach le bas angle rue belfort thann

 

 Maison à l'angle des rues de Belfort et de Thann

 

 

 

 

 

 

Eglise bombardee aspach le bas


 

Eglise d'Aspach-le-Bas, touchée par les tirs d'artillerie français

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

Soldats allemands tranchee cimetiere

 

 Soldats allemands dans une tranchée à côté de l'église du village

 

 

 

 

 

 

Soldats sur pont rue de belfort

 

Soldats au repos sur le pont de la rue de Belfort

 

 

 

 

 

 

Corvee bois cour ancien relais postal

 

 Corvée de bois dans la cour de l'ancien relais postal

 

 

 

 

      

 

   

 

WITTELSHEIM

En août 1914, le petit village paisible de WITTELSHEIM voit à deux reprises le passage des troupes françaises qui se rendent vers MULHOUSE pour y livrer bataille. Le 25 août 1914, la commune est finalement réoccupée par les troupes allemandes du 119ème L.I.R., et elle se retrouvera à environ 06 kilomètres de la ligne de front qui passe entre CERNAY et VIEUX-THANN. WITTELSHEIM se trouve ainsi à la portée des canons français situés dans le secteur de THANN et des premiers contreforts du massif vosgien. La commune subit de très importants bombardements qui détruisent les toitures et éventrent les murs des habitations, des commerces et édifices publics. Le 1er janvier 1915, les habitants évacués d'UFFHOLTZ, CERNAY, STEINBACH et WATTWILLER encombrent en masse WITTELSHEIM, avant d'être déplacés plus loin en arrière du front. Le 15 janvier 1915, l'ordre d'évacuation est donné cette fois à la population de WITTELSHEIM qui se retire vers WITTENHEIM, RUELISHEIM et MULHOUSE, dans des conditions climatiques compliquées (pluie, gel avec un minimum de biens 30 kg par personne). Ils sont obligés de laisser sur place leurs meubles et biens divers qu'ils ne retrouveront plus au retour d'exil. Les services de la mairie vont s'installer dans la commune d'ENSISHEIM. A partir de 1915, le front s'étant stabilisé, les allemands s'affairent à construire une ligne de défense qui fait face au débouché de la vallée de THANN et à la zone de combats du Hartmannswillerkopf. WITTELSHEIM devient une base de l'artillerie allemande et de nombreux blockhaus (environ 50) sont construits autour du village par des pionniers, aidés par des prisonniers russes. Les abris ayant leurs fenêtres de tirs et d'observations orientées vers l'ouest sont encore visibles de nos jours, notamment dans la forêt du Nonnenbruch ou dans le bois du Haertlé. A partir de 1915, les états majors de plusieurs unités s'implantent dans la commune. De même, les troupes allemandes des 1ères lignes, éprouvées, viennent s'y reposer et s'y reconstituer. Après le 11 novembre 1918, les troupes françaises trouvent un village vide où la plupart des habitations, des bâtiments publics et fermes sont en ruines. Dès novembre et décembre 1918, la population revient pour démarrer la reconstruction. En janvier 1919, 185 familles, soit 707 personnes sont déjà recensées. Durant le conflit, WITTELSHEIM va enregistrer 39 morts et 09 portés disparus. Par arrêté du 20 janvier 1923, le ministre de la Guerre et des Pensions cite à l'ordre de l'armée WITTELSHEIM qui se voit décerner la Croix de Guerre 1914/1918 : " WITTELSHEIM (Haut-Rhin), située au cours de la Guerre dans la zone de bataille, a été en grande partie détruite. Par la belle attitude qu'elle a montrée dans les cruelles épreuves a bien mérité du pays ". (J.O. du 02/11/1923)

Ecole

 

Maisons

Maison 

 

 

 

 

 

 

 

GrangeSoldats

 

 

 

 

 

 

 

Cour

Obus

 

 

 

 

 

 

 

 

Ecole

Maison

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

 

MaisonTrou

 

 

 

 

 

 

 

 

 

ENSISHEIM

Située au centre de la plaine d'Alsace, ENSISHEIM est brièvement occupée par les troupes françaises le 09 août 1914 avant qu'elles ne soient obligées de se retirer devant la contre attaque allemande. Les français réussissent à se maintenir dans la vallée de la Thur et occupent THANN et VIEUX-THANN. La ville d'ENSISHEIM, quant à elle, est occupée par les troupes allemandes et devient le quartier général pour le secteur des combats qui se déroulent sur le champ de bataille du HARTMANNSWILLERKOPF. L'état major allemand est implanté dans le Palais de la Régence, les troupes établissent leurs cantonnements dans les bâtiments de la cité Maison Centrale et l’actuelle salle Elisatia abritera les écuries. Les prisonniers français du secteur du HWK sont acheminés à pied depuis le front via BOLLWILLER et UNGERSHEIM avant d'être évacués vers l'Allemagne. Les allemands y transfèrent également leurs blessés qui sont soignés à l’hôpital, le Feldlazaret N°256 (actuelle mairie). En retrait de la ligne du front, ENSISHEIM va accueillir les régiments retirés des zones de combats pour des périodes de repos. A cet effet,  ils bénéficient d’un bassin aménagé, sorte de piscine avec vestiaires à l'arrière de l'actuelle Maison Centrale. Durant le conflit, les allemands construisent également un aérodrome militaire à l'est de la ville ainsi qu'une ligne de chemin de fer, qui, contournant la cité permet de gagner la forêt de la Hardt puis l'Allemagne.

Ce n’est que le 17 novembre 1918 que les français font leur retour à ENSISHEIM avec les soldats du 6ème bataillon territorial de chasseurs alpins qui reçoivent un accueil enthousiaste.

 

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 Entrée de la vieille ville après le pont le l'Ill en 1917. A droite, base d'une ancienne tour, aujourd'hui disparue, à l'angle de l'actuelle porte de la Maison Centrale                              

 

 

 

 

 

 

 

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Portique du cimetière militaire aujourd'hui disparu

 

 

 

 

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Obsèques militaire au cimetière d'Ensisheim

 

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Aubade jouée par les chasseurs allemands pour les blessés devant l'hôpital militaire (actuelle mairie)

 

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La piscine pour les soldats qui cantonnaient au repos à Ensisheim (arrière de la Maison Centrale, actuel lavoir)

 

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Convoi de prisonniers français du 152ème Régiment d'infanterie à hauteur de la gare d'Ensisheim

 

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Prisonniers français devant le Palais de la Régence

 

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Prisonniers français exhibés à la population curieuse dans la rue principale

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Eté 1917, le Kaiser Wilhelm II visite les troupes à Ensisheim (rue de Réguisheim)

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Soldats devant le restaurant Aux Fleurs (actuelle rue de la 1ère Armée)

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Aérodrome militaire allemand sur la route de Munchhouse en 1917

 

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Soldats allemands devant le restaurant de La Couronne

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