HWK : Portraits de Militaires

Les Combattants Français

Cette rubrique présente quelques portraits de militaires français et allemands ayant pour la plupart effectuer un séjour dans le secteur de l'Hartmannswillerkopf, ou du moins sur le front des Vosges. Un grand nombre de ces personnages a été blessé ou tué en Alsace durant les 1ères années de la Grande Guerre et leurs noms ont été attribués à des lieux, des camps, des rochers, des fortins, des tranchées, des postes, des stèles, annotés sur les cartes d'état-major de l'époque, afin qu'ils ne tombent pas dans l'oubli. L'ensemble de ces lieux ont gardé, un siècle plus tard, leur dénomination que l'on retrouve sur les cartes actuelles (IGN, carte G. Schultz), perpétuant ainsi le souvenir de tous ces soldats.

stele-col-amic-2.jpgCapitaine Paul Antoine Emile AMIC : Né le 22 avril 1883 à EVREUX (Eure), il est à 31 ans sergent de réserve lors de la mobilisation en 1914. Il se retrouve en Alsace sur le front des Vosges et gagne tous ses grades au feu. Sous-lieutenant puis lieutenant au 334ème Régiment d'Infanterie, il rejoint, au mois d'août 1915, le 15ème Bataillon de Chasseurs Alpins. Le 20 octobre 1915, il part à l'assaut du sommet du HWK. Sa grande bravoure lui permet d'obtenir le grade de capitaine et reçoit, au sommet même, la croix de guerre avec une citation de l'armée. Lors de la grande offensive française du 21 décembre 1915, le capitaine AMIC repart à l'assaut du HWK à la tête de la 5ème compagnie. Celle-ci se retrouve prisonnière d'un réseau de barbelés non détruits. Ils se retrouvent cernés et essuient des tirs de mitrailleuses. Il tombe frappé d'une balle en plein visage. Il repose au cimetière militaire de MOOSCH. Une stèle commémorative a été érigée en sa mémoire au col "Amic" sur les hauteurs de GOLDBACH (68). Au Hartmannswillerkopf, en face de l'Unterrehfelsen, où le capitaine AMIC a porté son attaque le 21 décembre 1915, un rocher avec souterrain, porte son nom.

Lt ARCHAMBAULT de BEAUNELieutenant Jacques Paul Jean Joseph ARCHAMBAULT DE BEAUNE : Né le 10 mars 1895 à PARIS (15ème), il intègre l'école militaire de Saint-Cyr et fait partie de la promotion « Croix du Drapeau » 1913-1914, avant d'être nommé Lieutenant à la 6ème compagnie du 15ème Bataillon de Chasseurs à Pied. Il est mort pour la France au HWK, durant la grande attaque française du 21 décembre 1915, tué par l'explosion d'un obus allemand. Il a été nommé chevalier de la Légion d'Honneur – Croix de Guerre. « Venu récemment de la cavalerie sur sa demande, est tombé glorieusement face à l'ennemi, le 21 décembre 1915, au moment où il prenait la tête de l'attaque ». Il repose au cimetière militaire de MOOSCH (68). Au HWK, un poste d'observation situé à l'ouest du Hirtzenstein porte son nom.

ss-lieutenant-arrault.jpgSous-Lieutenant Ernest, Marie, Maurice ARRAULT : Né le 15 septembre 1894 à TOULOUSE (Haute-Garonne), il entre à l'école de Saint-Cyr, promotion «  La Croix du Drapeau » 1913-1914. Affecté au 15ème Bataillon de Chasseurs à Pied, il trouve la mort le 29 juillet 1915 au Schratzmannele près du Linge. « Il est tombé glorieusement frappé en entraînant sa section à l'assaut dans des conditions particulièrement difficiles et en faisant preuve d'un superbe courage ». Son nom a été dédié à un abri français situé au sud du cimetière national du Hartmannswillerkopf.

   

Soldat Auberger Soldat de 1ère classe Auguste Gilbert AUBERGER : Né le 09 juillet 1893 à MONTVICQ (03). Le 26 mars 1915 à 10H30, l'artillerie française  positionnée autour du HWK déclenche des tirs destructeurs sur les tranchées allemandes. A 15H30, la 1ère compagnie du 152ème Régiment d'Infanterie  s'élance et part à l'assaut. Vers 16H00, le soldat AUBERGER, qui était un ancien détenu, atteint le 1er le sommet du HWK. Lors de cette attaque, les pertes du 152ème s'élèvent à 240 hommes tués et blessés mais 140 hommes du 25ème Régiment d'Infanterie allemand seront faits prisonniers. Le 27 mars 1915, le général SERRET décore de la médaille militaire le soldat AUBERGER qui a pris pied le premier au sommet du HWK, pour le féliciter de son héroïsme. La cérémonie se déroule au sommet, dans les tranchées de 1ères lignes bouleversées et au milieu du sifflement des balles. Malgré cet acte de bravoure, AUBERGER sera blessé quelques mois plus tard, et décèdera le 13 septembre 1915, à l'hôpital de BUSSANG (88). Citation à l'ordre de l'Armée : " Au combat du 23 mars 1915, a reconnu comme volontaire une position allemande, s'est porté à vingt mètres en avant de nos tranchées de première ligne à plus de quinze reprises et a réussi à atteindre dans leur blockhaus les grenadiers ennemis et à arrêter leur feu. A continué le lendemain en utilisant les engins allemands. A l'attaque du 26, a toujours été en avant de sa section et est arrivé le premier sur la position conquise après avoir franchi deux lignes de tranchées ".

Cdt pierre ayne

Lieutenant-Colonel Pierre Laurent Victor AYNE : Né le 21 mars 1865 à PARIS 10ème. Saint-Cyrien de la promotion « De Chalons  1886-1888 ». En 1906, il est capitaine au 1er R.T.A.. Il participe aux campagnes d'Algérie, de Tunisie ainsi qu'à la prise de Maevatanana avec le corps expéditionnaire de Madagascar. Commandant du 68ème B.C.A,, il participe avec trois compagnies à une attaque sur STEINBACH, le 11 septembre 1914. Le lieutenant-Colonel Ayné, commandant le 334ème RI participe le 25 janvier 1915 à l'attaque du Sudelkopf en compagnie du 213ème RI. Le 29 janvier 1915, se sentant menacé par une nouvelle attaque allemande, il se porte à la tranchée de crête avec le Cdt Belhumeur et ses agents de liaison. Vers 12H00, le Lt-Colonel est frappé d'un éclat d'obus au front. Le 30 janvier 1915 à 04H00, transporté à GOLDBACH, il y meurt sans jamais avoir repris connaissance. Le Cdt Belhumeur prendra provisoirement le commandement du régiment, jusqu'au 02 février 1915, date d'arrivée du chef de bataillon Hennequin. Chevalier de la Légion d'Honneur, Croix de Guerre avec palmes, citation à l'ordre de l'armée : « Officier supérieur très distingué, d'une bravoure au-dessus de tout éloge, ayant au plus point le sentiment du devoir. Le 25 janvier 1915, a conduit son régiment à une attaque de nuit dans des conditions difficiles, donnant à tous le plus bel exemple d'énergie et de persévérance. Blessé mortellement à son poste de combat le 29 janvier 1915 ».

Capitaine BaratinCapitaine Claude BARATIN : Né le 19 août 1880 à BEAUJEU (Rhône), il prend le commandement de la 1ère Compagnie du 68ème Bataillon de Chasseurs Alpins. Il est blessé le 16 juin 1918 par un éclat d'obus lors d'un exercice d'alerte. Il décède à GUYENCOURT (80) le 17 juin 1918 à l'ambulance 2/2. Ayant reçu cinq citations, il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur. Un chemin ainsi qu'un abri lui rendant hommage ont été créés sur le versant sud de la Roche Dure.

 

cdt-barrie-joseph.jpgCommandant Jules Louis Joseph BARRIE : Né le 06 février 1873 à PARAY-LE-MONIAL (Saône et Loire). Chef de corps du 13 ème Bataillon de Chasseurs Alpins, il est engagé à compter du 13 janvier 1915 sur le sommet du HWK. Il dirige les attaques du 19 au 22 janvier 1915 pour tenter de dégager la 1ère Cie du 28 ème B.C.A., encerclée au sommet du HWK par les troupes allemandes. Durant ces quatre jours de combats, le 13ème B.C.A. perd 586 hommes dont 296 tués. Le commandant BARRIÉ, souvent en première ligne pour encourager ses chasseurs, rentrait à son P.C. de Silberloch quand une balle le tua net le 21 janvier 1915. Il a été nommé chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre 1914 - 1918.

 

Capitaine Georges Louis Benjamin BAUDOT : Né le 15 juillet 1885 à TROYES (Aube). Capitaine au 7ème B.C.A., il est mort le 22 janvier 1915 en tentant de secourir les hommes du 28ème B.C.A. encerclés au sommet du HWK. Les 22 et 23 janvier 1915, en plus du capitaine BAUDOT, le 7ème B.C.A. perdra 86 hommes blessés et 10 tués. Un camp français situé en contrebas du Silberloch sera nommé en sa mémoire.

FerdinandCapitaine Ferdinand BELMONT : Né le 13 août 1890 à LYON (Rhône), il fait ses études à l’externat Notre-Dame de GRENOBLE, aux « Minimes » de LYON, et les termine au petit séminaire du Rondeau, dans le Dauphiné. Il se destine à la médecine. A dix-huit ans, voulant accomplir ses deux ans de service actif, il devance l’appel, au 14e Bataillon de Chasseurs, dont il sort sous-lieutenant. En 1914, après de brillants examens, il devient interne suppléant à LYON et se fait apprécier de tous par son savoir et son dévouement. A la mobilisation, il rejoint le 51ème Bataillon de Chasseurs, après une brève station en Savoie, il est envoyé dans la fournaise de SAINT-DIE (Vosges) où il sera promu lieutenant le 02 septembre 1914 puis capitaine le 21 octobre 1914. Son frère, Jean, qui se trouvait non loin de lui dans les rangs du 22ème Régiment d’Infanterie, est tué le 29 août 1914 lors des combats au col d’Anozel. Un autre de ses frères, l’abbé Joseph BELMONT, affecté au 55ème Régiment d'Infanterie, puis au 173ème, devait être mortellement frappé le 02 juillet 1915, au bois de la Guérie. Versé au 11ème Bataillon de Chasseurs avec les restes de son unité, il est envoyé dans la Somme, puis, au commencement de 1915, revient dans les Vosges. Le capitaine BELMONT vivra avec ses chasseurs douze mois de combats incessants, dans les forêts, sur les pentes des montagnes aux noms tragiques. Blessé, plusieurs fois cité, décoré de la Légion d’Honneur, mais toujours humble, épris de renoncement, il s’achemine vers le suprême sacrifice : le 25 décembre 1915, au HWK, un obus tombe sur son abri sans l’atteindre, mais, le 28, un éclat le blesse mortellement dans le secteur du Hirtzenstein. Il prie le lieutenant VERDANT, son compagnon, de dire à ses parents « que la dernière pensée était pour eux, qu’il regrettait le chagrin que sa mort allait leur causer, mais qu’il était heureux d’avoir accompli son devoir jusqu’au bout ». Transporté à l’hôpital de MOOSCH, il y meurt le même soir, rejoignant dans l’éternité ses deux admirables frères. Il repose au cimetière militaire de cette commune à côté de son frère Jean. Ferdinand BELMONT est Chevalier de la Légion d’Honneur, titulaire de la Croix de Guerre avec trois palmes. Citations :

1° Ordre de l’Armée (6 juillet 1915) : « Médecin de profession, a demandé à se battre dans le rang. Nommé capitaine, n’a cessé, depuis le début des hostilités, de faire preuve des plus belles qualité de bravoure, d’allant, de sang froid et d’ascendant sur sa troupe, notamment, aux derniers combats, a pris d’un seul élan deux lignes de tranchées ennemies sous un bombardement violent et incessant ».

2° Ordre de l’Armée (12 octobre 1915). Légion d’Honneur : « Médecin de profession, a demandé un emploi d’officier combattant. Excellent commandant de compagnie, brave et énergique. Chargé, le 18 août 1915, du commandement de deux compagnies d’attaque, les a lancées à l’assaut dans un élan et un ordre superbes. Déjà cité à l’ordre de l’armée, deux fois blessé ».

3° Ordre de l’Armée (5 février 1916) : « Médecin de profession, a demandé à servir dans les troupes combattantes; excellent commandant de compagnie et entraineur d’hommes, a fait preuve dans tous les combats de la plus belle bravoure et d’un sentiment très haut de ses devoirs de chef. Blessé grièvement le 28 décembre 1915, au cours d’un violent bombardement… a succombé… ».

lt-colonel-boussat-joseph-1.jpgLieutenant-Colonel Joseph François Denis BOUSSAT : Né le 09 octobre 1870 à MARSEILLE (Bouches du Rhône), il entre à l'Ecole Militaire Spéciale le 23 octobre 1889, en tant qu'engagé volontaire. Le 24 décembre 1912, il est nommé commandant du 2ème Bataillon de Chasseurs Alpins. Le 03 septembre 1914, il devient lieutenant-colonel au 96ème régiment d'infanterie. Le 30 mars 1915, après avoir été hors cadres état-major, il est nommé commandant de la 6ème Brigade de Chasseurs Alpins de la 66ème Division d'Infanterie, sous les ordres du général SERRET. Il tombe au champ d'honneur le 17 décembre 1915, frappé d'une balle au coeur, lors d'une reconnaissance à la tranchée électrique à l'Hartmannswillerkopf et repose au cimetière militaire de MOOSCH. Ayant obtenu 05 citations, il a été nommé officier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre 1914-1918 (03 palmes). Sur les pentes sud du HWK, une position française dite "Réduit Boussat" ainsi qu'une tranchée, proche des 1ères lignes, ont été nommées en sa mémoire.

Capitaine BurlurauxCapitaine Hubert Charles Henri BURLURAUX : Né le 12 mars 1890 à NIORT (Deux-Sèvres), il passe par l'école de Saint-Cyr, promotion « De Mauritanie » 1908 – 1911. Il est nommé Capitaine au 152ème Régiment d'Infanterie et sera tué le 25 avril 1915 au HWK. Il a été décoré de la Légion d'Honneur à titre posthume – Croix de Guerre 1914 – 1918 avec une citation à l'ordre de l'armée : « Officier de grande valeur, n'a cessé de donner les plus beaux exemples d'énergie physique et morale. Est tombé glorieusement en défendant jusqu'à la dernière extrémité la position qui lui avait été confiée ». En contrebas du sommet du HWK, proche des 1ères lignes se trouvait un camp portant son nom.

 

monument-du-28eme-bca.jpgSous-Lieutenant Gaston Jean Pierre CANAVY : Né le 15 janvier 1891 à OLONZAC (Hérault). Le 09 janvier 1915, il commande une demi compagnie du 28ème B.C.A., envoyée au sommet du HWK, et repousse une attaque du 1er Bataillon du 123ème L.I.R. allemand. Le 19 janvier 1915, la 1ère Cie du 28ème B.C.A. se retrouve prise au piège car encerclée par 3 compagnies allemandes. La liaison ne peut se faire qu'avec le clairon. Le 20 janvier 1915, par une température de - 14°, les soldats français subissent le bombardement par Minen de 170mm du Sous-Lieutenant KILLIAN. Les tentatives pour dégager la 1ère Cie du 28ème B.C.A. demeurent vaines. Le 21, les allemands poursuivent leurs attaques avec le 1er Bataillon du 25ème R.I. ainsi que le 2ème Bataillon du 89ème R.I.. De nouveaux bombardements, le 22 janvier, provoquent la mort du Sous-Lieutenant CANAVY, touché par un éclat qui lui emporte la tête. Le clairon MOSNIER est également tué. Les dépôts de vivres et de munitions ayant été détruits, les 118 chasseurs restants sont faits prisonniers. Le major Von Weber déclare aux soldats français :  « Chasseurs, vous êtes prisonniers de guerre. Mais vous n'avez pas perdu votre honneur. Nous respectons votre défense héroïque, votre bravoure et courage ». Le Sous-Lieutenant CANAVY a été nommé chevalier de la Légion d'Honneur le 21 avril 1915. Une stèle commémorative a été érigée au sommet du HWK en souvenir de cet épisode tragique. 

plaque-chambaud.jpgSous-Lieutenant Jacques CHAMBAUD Né le 11 mai 1887 à MULHOUSE (Haut-Rhin), il est Sous-Lieutenant au 15ème Bataillon de Chasseurs Alpins. Il tombe le 21 décembre 1915 à la tête de sa section en attaquant le rocher de l'Unterrehfelsen tenu par les allemands. Une plaque commémorative a été placée au sud de ce rocher, en souvenir de ce fait d'arme.

 

Stephane De PIERRESSous-Lieutenant Stéphane Eugène Ludovic DE PIERRES : Né le 11 août 1892 à TOURS (37), il est le fils du Vicomte Henri Stéphane DE PIERRES, capitaine de cavalerie. Il devient Sous-Lieutenant à la 24ème Compagnie du 371ème Régiment d'Infanterie. Il meurt au HWK le 12 mai 1915, à l'âge de 22 ans. Il a été décoré de la Légion d'Honneur à titre posthume, Croix de Guerre avec palmes. Citation : "Jeune officier de la plus grande bravoure, modèle d'héroïsme militaire, ayant pris sur ses hommes un superbe ascendant moral. A été mortellement frappé dans une tranchée, alors qu'il exaltait le courage des défenseurs de la tranchée pour résister à une violente attaque de nuit de l'ennemi". Une tranchée ainsi qu'un camp ont été nommés en sa mémoire sur le champ de batailles du HWK.

PosteSous-Lieutenant Faustin Georges CHEVASSUS A L'ANTOINE : Né le 19 décembre 1892 à SEPTMONCEL (Jura), il est affecté à la 1ère compagnie du 5ème Bataillon de Chasseurs à Pied (B.C.P.). Il est tué à l'ennemi le 21 décembre 1915 lors de la grande attaque déclenchée par le commandement français pour prendre le sommet de l'Hartmannswillerkopf. Son bataillon est déployé sur la gauche du sommet aux côtés du 152ème Régiment d'Infanterie. Un poste de mitrailleuse avec abri, situé au-dessus de la Roche Sermet porte aujourd'hui son nom pour perpétuer son souvenir. Il a probablement été tué dans ce même secteur lors de l'attaque. Le nom de Georges Chevassus est inscrit sur une plaque commémorative, sur le mur de la mairie de la commune de LAJOUX (39).

 

poste-esberard.jpgLieutenant Théophile Paul ESBERARD : Né le 10 octobre 1879 à SALERNES (Var), il est nommé lieutenant au 6ème Bataillon Territorial de Chasseurs à Pied. Il décède des suites de ses blessures à l'hôpital de MOOSCH le 19 juin 1916. Son nom a été donné à une position de mitrailleuse, dans la 1ère ligne française, au nord du HWK.

 

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croix-et-rocher-panorama.jpgCommandant HELLE : Capitaine de l'Etat Major du 14ème Corps, il est nommé commandant du 7ème B.C.A. à compter du 1er octobre 1914. Le bataillon est envoyé sur le front d'Alsace et participe les 22 et 23 janvier 1915 aux tentatives de dégagements d'une compagnie du 28ème B.C.A., encerclée au sommet du HWK. Le 26 mars 1915, le 7ème B.C.A. parvient à prendre le sommet du HWK. Les chasseurs du bataillon vont ainsi donner au rocher panorama le nom de leur commandant. Le commandant HELLE sera blessé le 14 juin 1915, lors d'une attaque à l'Hilsenfirst par un tir de mitrailleuse, en cherchant à reconnaître un blockhaus allemand. Il est remplacé à son poste par le commandant LARDANT.

lt-colonel-hennequin.jpgLieutenant-Colonel Marcel Louis HENNEQUIN : Né le 09 janvier 1869 à ROSSELANGE (Moselle). Il commande le 332ème Régiment d'Infanterie, lorsqu'il est appelé à succéder le 18 décembre 1915, au Lieutenant-Colonel BOUSSAT, pour le commandement de la 6ème Brigade de Chasseurs Alpins. Il est mortellement frappé par un obus devant son poste de commandement à l'Hartmannswillerkopf le 10 janvier 1916 et sera inhumé au cimetière militaire de MOOSCH. Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre 1914-1918 (04 palmes). Sur la Crête sans Nom à l'est du camp Renié, une position d'observation française a été nommée en sa mémoire.

 

lt-col-jacquemot.jpgLieutenant-Colonel Charles, Auguste, Jules JACQUEMOT : Né en 1869, il intègre la 75ème promotion de l'école spéciale militaire de Saint-Cyr, promotion de Cronstadt 1890 – 1892. Commandant d'un bataillon du 152ème Régiment d'Infanterie, il est engagé le 25 décembre 1914 dans les terribles combats pour la prise du village de STEINBACH. Par ordre général n°4 du 25 janvier 1915, le 152e R.I. fut cité à l'ordre de l'Armée, en ces termes : "(...) a, sous les ordres du chef de bataillon JACQUEMOT fait preuve d'une vaillance et d'une endurance au-dessus de tout éloge en conquérant un village, après huit jours de lutte héroïque, de jour comme de nuit, s'emparant une par une des maisons fortifiées, répétant les assauts au milieu des incendies, se maintenant sous un feu des plus violents dans les tranchées remplies d'eau gelée, infligeant à l'ennemi de lourdes pertes et lui en enlevant une mitrailleuse et de nombreux prisonniers ". Quelques jours plus tard JACQUEMOT est promu Lieutenant-Colonel et devient chef de corps de ce régiment d'infanterie. En mars 1915, ce dernier est envoyé au HWK et a pour objectif la prise du sommet. Il dirige ses hommes lors des assauts successifs mais est blessé par un éclat d'obus, dans le secteur du Silberloch, lors de l'offensive du 26 avril 1915. Il est remplacé à son poste le lendemain, par le Lieutenant-Colonel de POUMAYRAC. A l'issue de sa convalescence, il devient chef d'Etat Major sur le front macédonien. Il finira sa carrière militaire avec le grade de Général de Brigade, grand officier de la Légion d'Honneur. 

Jeanperrin.jpgCapitaine Jean Georges JEANPERRIN : Né le 21 septembre 1883 à PARIS (11ème), il effectue également sa formation militaire à l'école de Saint-Cyr, promotion "Casablanca" 1907-1908. Il est nommé Capitaine au 15ème Bataillon de Chasseurs et sera tué au Hartmannswillerkopf le 16 septembre 1915. Il est nommé Chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre 1914-1918 avec 03 palmes : " Officier de grande valeur, a été tué glorieusement à son poste de combat au moment où il préparait une attaque ". Son nom a été donné à un camp français, se trouvant dans la montagne à côté du camp Hoche, aujourd'hui disparus.


Capitaine Paul Jean Victor MARTIN : Il est né le 02 janvier 1877 à CHALONS SUR MARNE (51). Il participe à la campagne du Maroc comme Lieutenant d'un régiment de Zouaves. Blessé une première fois en septembre 1914, il revient au front et est nommé capitaine au 7ème B.C.A.. Son bataillon est transféré dans les Vosges et se retrouve le 23 janvier 1915 au HWK où il reçoit l'ordre de débloquer une compagnie du 28ème B.C.A. encerclée. Son bataillon se porte à l'assaut avec un entrain magnifique, mais son élan est brisé par la raideur des pentes et un puissant réseau de fils de fer installé par l'ennemi. Malgré des pertes élevées, le 7ème B.C.A. est ensuite chargé d'organiser solidement le terrain en vue de la préparation de nouvelles attaques (27 février, 5 mars, 17 mars, 23 mars). Le 27 février 1915, commandant une compagnie, il réussit à s'avancer avec ses hommes d'une centaine de mètres jusqu'au pied d'un rocher dominé par l'ennemi. Ce rocher situé près de la pointe Superbe, reçu son nom. Le 26 mars 1915, son bataillon parvient à enlever le sommet du HWK après avoir franchi un chaos de tranchées, de fils de fer et d'arbres abattus par la mitraille. Le 7ème B.C.A. quitte le HWK le 26 mai 1915 pour être engagé quelques kilomètres plus loin sur les pentes du Hilsenfirst. Le capitaine Paul MARTIN a été tué le 14 juin 1915 dans le secteur du Langenfeldkopf en combattant un ennemi bien organisé et supérieur en nombre. Il repose au cimetière communal de RANSPACH (68). Un camp français situé près de SONDERNACH a également reçu son nom. 

rocher-megard.jpgSous-Lieutenant Auguste MEGARD : Né le 02 mai 1872 à Sens-sur-Seille (71), il rejoint à la mobilisation le 57ème Régiment d'Infanterie Territorial qui sera acheminé dès le 06 août 1914 dans le Territoire de Belfort. Au mois de janvier 1915, les trois bataillons du 57ème R.I.T. sont transférés en Alsace dans le secteur de THANN puis seront successivement engagés sur les combats au HWK des 26 avril , 09 septembre et 15 octobre 1915. C'est au cours de l'attaque allemande du 09 septembre 1915 que le Sous-Lieutenant MEGARD sera tué. Son corps a été inhumé au cimetière militaire de MOOSCH. Situé sur le flanc nord-ouest du HWK, face aux premières lignes allemandes, le rocher fortifié MEGARD, a été nommé en sa mémoire. 

Poste Moyret

Capitaine Marius Joseph MOYRET : Né le 08 mai 1877 à MARCHAMPS (Ain), il est nommé Capitaine au 244ème Régiment d'Infanterie. Dès la mobilisation générale en août 1914, le 244ème R.I. est envoyé sur le front d'Alsace où il participe notamment aux combats pour la libération de MULHOUSE. Repoussé par les contre-attaques ennemies, le régiment se bat alors dans la partie sud du Haut-Rhin (Sundgau). Le 31 mai 1915, le 244ème R.I. monte au HWK où il relève le 371ème R.I.. Entre le 26 juin et le 03 juillet 1915, le régiment essuie de nombeux bombardements allemands qui feront plusieurs tués et blessés dans ses rangs dont le Capitaine MOYRET qui succombera le 02 juillet 1915. Un poste français situé non loin du sommet du HWK porte aujourd'hui son nom. 

general-d-armau-de-pouydraguin.jpgGénéral Louis Marie Gaston d'ARMAU DE POUYDRAGUIN : Né le 1er février 1862 à SELESTAT (Bas-Rhin), il entre à l'Ecole de Saint-Cyr (promotion 1882-1883). En 1884, il est nommé sous-lieutenant au 27ème B.C.P. En 1914, il obtient le grade de général et le 26 mars 1915, il prend le commandement de la 47ème division d'infanterie qui se bat sur le front des Vosges, au nord de la 66ème D.I.. Il sera nommé Grand Officier de la Légion d'Honneur en 1934 puis citoyen d'honneur de la ville de SELESTAT. Il décède à PARIS le 17 janvier 1949.

 

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commandant-renie.jpgCommandant Henri Jean Louis RENIE : Né le 30 août 1857 à PARISAprès être passé par l'école de Saint-Cyr, promotion du « Grand Triomphe » 1888-1890, il devient Chef de Bataillon breveté, commandant le 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins. Il est mort pour la France le 20 août 1914 près de DIEUZE (Lorraine annexée). « Chef de Corps d'élite d'une admirable bravoure et d'une extrême énergie. Le 20 août 1914, au moment d'une attaque allemande, s'est élancé à la charge avec une compagnie de première ligne ; est tombé glorieusement frappé à la tête de ses chasseurs ». Il a été nommé Chevalier de la Légion d'Honneur – Croix de Guerre avec Palme. Un camp français a été érigé en sa mémoire au HWK, près de la Crête sans Nom.

capitaine-rochette-terence.jpgCapitaine Térence ROCHETTE : Capitaine à la 6ème compagnie du 152ème Régiment d'Infanterie, il est tombé au HWK le sabre à la main, à la tête d'une poignée d'hommes le 24 mars 1915. Il a été nommé chevalier de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre 1914-1918 avec palme. Son nom a été donné à un camp français se trouvant sur le versant nord du HWK, en contrebas de la roche Mégard.

 

 

SCHEURER Pierre Sous LieutenantSous-Lieutenant Pierre SCHEURER : Né le 18/10/1887 à THANN (68), est le fils de l’industriel et ancien sénateur Jules Scheurer et de Marie-Anne Dolfuss, ainsi que le neveu d’Auguste Scheurer-Kestner. Sa famille, restée à Thann après l’annexion, est un des piliers de la défense de la cause française en Alsace. Pierre devient attaché de direction dans l’entreprise familiale, et lors de la déclaration de guerre fuit en France avec son frère. Il s’engage dans le 152ème Régiment d'Infanterie et participe aux très durs combats de décembre 1914 sur le HWK. Il devient en 1915, le porte drapeau de ce Régiment d'Infanterie. Le 14 mars 1915, il perd son frère aîné Daniel, sergent au 170ème Régiment d'Infanterie, tué à MESNIL LES HURLUS. Il est lui même blessé aux côtés du lieutenant-Colonel JACQUEMOT, commandant le 152ème Régiment d'Infanterie, lors de l'offensive du 26 avril 1915 au Hartmannswillerkopf et succombe deux jours plus tard le 28 avril 1915, alors qu'il se trouve auprès de sa famille à BITSCHWILLER-LES-THANN. Il repose dans le cimetière de cette même commune aux côtés de son frère Daniel. Une stèle a été construite en son honneur au col du Silberloch, à droite du Monument National, lieu où il a été touché.

Cdt SermetCommandant François Gustave SERMET : Né le 02 mars 1870 à ARDON (Loiret). Commandant du 1er Bataillon du 152ème Régiment d'Infanterie, il arrive dans le secteur du HWK le 17 mars 1915, date à laquelle son régiment remplace en 1ères lignes, le 13ème Bataillon de Chasseurs Alpins, qui a été décimé par les récents combats. Le commandant SERMET, participe aussitôt aux combats du 23 mars 1915 où ses hommes prendront à revers les fantassins allemands du 25ème Infanterie Regiment, tenant un piton rocheux sur le versant nord du HWK (Roche Sermet). Ce même jour, le 1er bataillon SERMET se trouve bloqué à 150 mètres du sommet, où il organisera le terrain conquis. Trois jours plus tard, le 26 mars 1915, le 152ème R.I. repasse à l'attaque et le 1er bataillon, engagé vers le sommet, réussit à le dépasser jusqu'au rocher Panorama. Le 22 avril 1915, le commandant SERMET est tué en recevant une balle à la gorge dans le secteur de la roche, qui porte aujourd'hui son nom. 

general-serret.jpgGénéral Marcel SERRET :  Né le 25 novembre 1867 à BLENEAU (Yonne), il est fils d'un industriel et descend d'une ancienne famille de la noblesse flamande, émigrée en Bourgogne. Il passe par l'Ecole de Saint-Cyr (promotion d'Annam 1885-1887). En 1895, il sort de l'Ecole de Guerre et se voit nommé capitaine. En 1908, il prend le commandement du 17ème bataillon de chasseurs à RAMBERVILLIERS puis sera appelé en 1911 au ministère de la Guerre. En septembre 1912, il devient attaché militaire auprès de l'ambassade de France à BERLIN. Chassé d'Allemagne au moment de la déclaration de la guerre, il rejoint PARIS via le Danemark et l'Angleterre. Les 1er et 02 septembre 1914, il se distingue en tant que lieutenant-colonel à la veille de la bataille de la Marne, avant d'être promu colonel à la fin de ce même mois. Il arrive en Alsace le 05 janvier 1915. Le 29 janvier 1915, le colonel SERRET, promu général de brigade, prend le commandement de la 66ème Division d'Infanterie et va s'atteler à libérer l'Hartmannswillerkopf et le Sudelkopf. Il est gravement blessé le 29 décembre 1915, par un éclat d'obus qui lui fracture le fémur droit alors qu'il parcourt les tranchées de 1ères lignes au Hartmannswillerkopf. Le 30 décembre 1915, il sera amputé de la jambe droite. Il décède des suites de ses blessures, le 06 janvier 1916 à l'hôpital 3/58 de MOOSCH et sera inhumé dans le cimetière militaire de cette même commune. Il est nommé Commandeur de la Légion d'Honneur - Croix de Guerre 1914-1918 (02 palmes). Une stèle lui rendant hommage a été érigée dans le ravin du Faux-Sihl, proche du lieu où il est tombé.

Capitaine pascal sicuraniCapitaine Pascal SICURANI: Né en 1869 à TAGLIO-ISOLACCIO, petit village de Haute-Corse, le lieutenant de réserve Pascal SICURANI rejoint à la mobilisation le 68ème Bataillon de Chasseurs Alpins de réserve à GRENOBLE. Le 05 septembre 1914, il arrive en Alsace par la vallée de la Thur et se retrouve engagé avec son bataillon dans les premiers combats des sommets vosgiens (Markstein, Hannenbrunnen, Sudelkopf, Grand-Ballon et Breitfirst). En janvier 1915, il participe aux engagements au Kohlschlag et au Hartfelsenschloss. Le 19 avril 1915, le 68ème B.C.A.entrait en masse à MITTLACH, puis occupa des avancées au-dessus de METZERAL. Le 26 juin 1915, il prend le commandement de la 8ème compagnie avant d'être nommé capitaine le 07 juillet. Le 21 décembre 1915, la 8ème compagnie du Capitaine SICURANI était placée en soutien du 152ème Régiment d'Infanterie, dans les parallèles. Le lendemain, sa compagnie se trouva face à l'ennemi, en première ligne et subit tout le choc de la contre-attaque allemande. Il se porta en avant à la tête de ses troupes mais ce mouvement de bravoure fut bloqué net. Une balle ennemie vint le frapper en pleine poitrine et il décéda à l'hôpital de MOOSCH, le 22 décembre 1915 à 17h30. Il fut enterré à KRUTH le 24. Son corps fut relevé pour recevoir une sépulture définitive, le 1er septembre 1922 dans le parc du domaine familial, dans son village natal de Taglio-Isolaccio en Corse. A l'été 1916, la chapelle Notre-Dame de la Victoire dite chapelle SICURANI a été érigée en sa mémoire près du Hartfelsen, face au sommet du HWK. 

lt-col-georges-tabouis.jpgLieutenant-Colonel Georges-Antoine-Marie TABOUIS : Né le 17 janvier 1867 à PARIS, il rejoint l'Ecole spéciale militaire de Saint-Cyr entre 1888 et 1890 (73e promotion dite « du Grand Triomphe »). Lorsque la guerre éclate, il est chef de bataillon, commandant le 1er Bataillon de Chasseurs à Pied. C'est sous son commandement que sera capturé un des premiers drapeau ennemi le 14 août 1914 (132ème Régiment poméranien). Il est promu lieutenant-colonel à la suite de cet événement. Il est ensuite blessé lors d'un bombardement le 07 octobre 1914 à ABLAIN-SAINT-NAZAIRE. Le 26 février 1915, commandant la 1ère brigade de chasseurs, il participe aux opérations de reprise du HWK. Les attaques étant stoppées par le 161ème Régiment d'Infanterie allemand, les pertes françaises s'avèrent élevées. Il ordonne le repli des troupes sur les positions de départ à la tombée de la nuit. La brigade TABOUIS livre ensuite de durs combats entre le 15 et le 18 juin 1915 au Hilsenfirst. Promu général, il prend le commandement de la 13ème division d'infanterie à partir du 22 septembre 1918, poste qu'il occupera jusqu'au 12 janvier 1919. Il sera nommé Grand Officier de la Légion d'Honneur. Il décède le 07 novembre 1958 à BAYEUX à l'âge de 91 ans.

Croix Thilly durant le conflitChasseur Eugène Georges Henri THILLY : Né le 17 juillet 1895 à NOISY-LE-SEC, affecté à la 2ème Compagnie du 15ème Bataillon de Chasseurs à Pied, il participe le 15 octobre 1915 à une attaque dans le secteur de la Roche Kardinal. Il est porté disparu le 16 octobre 1915, à l'issue de cet assaut. Selon les témoignages de ses camarades, il aurait été enterré au pied d'un arbre, près de la Roche Kardinal. Après guerre, sa mère entreprit des recherches, sans pouvoir retrouver son corps. En désespoir de cause, elle fit ériger une croix symbolique à l'emplacement présumé de sa disparition, croix encore visible aujourd'hui.


Plaque VIOLLET

Sous-Lieutenant Marcel Eléonard VIOLLET : Né le 10 janvier 1891 à ALGER, Sous-Lieutenant au 27ème Bataillon de Chasseurs Alpins. Il est mort le 21 janvier 1915 au HWK. Après guerre, sa mère a fait ériger une tombe à son nom à l'endroit où il fut inhumé. Celle-ci est aujourd'hui encore visible sur la Crête sans Nom, à proximité de l'ancien camp français RENIE.

 

Soeur ignace Soeur Ignace : De son vrai nom Maria Emma RAESCH, elle est née en 1872 à WILLER (68) et intègre l'ordre du Très Saint Sauveur. En juillet 1915, avec d'autres soeurs, elle rejoint l'hôpital de MOOSCH afin de prodiguer des soins aux nombreux soldats blessés provenant du secteur des combats de la vallée de la Thur et notamment du Hartmannswillerkopf. Elle est ainsi attachée à la salle d'opération où elle accueillera le général SERRET, qui blessé, sera amputé d'une jambe fin décembre 1915. Soeur Ignace a été tuée par un éclat d'obus, le 04 janvier 1916 alors qu'elle traversait la place de la mairie à MOOSCH, en raccompagnant une autre soeur enseignante. Elle a été inhumée au cimetière militaire de cette commune et sera rejointe deux jours plus tard par le général SERRET, qui a succombé à ses blessures.

 

Conducteur richard nelville hall sect sanitaire us n 3Richard Nelville HALL : Né le 18 mai 1894, ce jeune américain, diplômé du collège de DARTMOUTH, promotion 1915, intègre volontairement la même année l'American Ambulance Field Service. Avec d'autres volontaires dont son frère Louis, il se retrouve dans la vallée de la Thur à la section sanitaire US N°03 pour secourir les blessés du front, dont ceux de l'Hartmannswillerkopf. Le 25 décembre 1915 à 04 heures du matin, au volant de son ambulance, il est en route pour rejoindre le poste de secours au carrefour de Thomannsplatz (camp Turenne). Dans le secteur proche de la ferme de l'Ostein sur le territoire de la commune de WILLER-SUR-THUR, son ambulance est touchée et pulvérisée par un obus allemand. Le corps de Richard Hall est découvert quelques heures plus tard par Robert Matter, autre ambulancier américain, empruntant le même trajet. Ce dernier rapatrie la dépouille de Hall à MOOSCH. Il sera le premier ambulancier volontaire américain de la guerre à mourir en service commandé dans les Vosges. La Croix de Guerre fut épinglée sur son cercueil lors de son inhumation au cimetière militaire à MOOSCH où il repose toujours.

Eloge funèbre du docteur Georges, médecin principal de la 66ème D.I. lors des funérailles : "Nous éprouvons pour nos camarades américainsune sincère amitié, basée sur des mois de vie commune pendant laquelle il nous fut permis d'apprécier leur endurance, leur courage et leur dévouement. Le conducteur Richard Hall était estimé entre tous pour sa modestie, sa douceur et sa complaisance". Le médecin a terminé son hommage en assurant : " Les Français n'oublient pas ! "

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                 Ambulance américaine identique à celle conduite par Richard HALL en 1915

 

 

Les Combattants allemands

Lieutenant adlerLeutnant Johann ADLER : Il est affecté à la 2ème compagnie du Garde-Schûtzen-Bataillon (G.S.B.) avec le grade de sous-lieutenant. Son nom a été donné à l'Adlergraben, tranchée se trouvant entre le rocher Wicklé et le Felsenest 2.

 

 

Oberleutnant BAMBERG : Capitaine commandant en 1916 la Feld Pionier Kompanie 250. Cette unité du génie allemand a participé à la réalisation de nombreux ouvrages et fortifications sur les versants de l'Hartmannswillerkopf. Une des plus imposantes construction, la Feste Bamberg dominant le vallon du Goldbach, porte le nom de cet officier.

 

Oberstleutnant rogalla von biebersteinOberstleutnant Hermann Rogalla von BIEBERSTEIN : Commandant du Garde Jäger Bataillon (G.J.B.), le 28 décembre 1915 à 12 heures 30, il est blessé au poste de commandement des Chasseurs de la Garde, qui se trouvait à proximité d'un dépôt de grenades à la courbe 00 de la Voie Serpentine, lequel a explosé suite à un tir d'artillerie française. Dans le Silberbach, proche du Leopoldsbad, le nom de Bieberstein a été gravé sur un rocher en bordure d'un chemin, en souvenir de cet officier allemand. 

 

Hauptmann von BOELTZIG : Il est affecté en 1916 au 8ème Reserve Jäger Bataillon. Son nom a été donné à une tranchée et figure également sur le fronton de la source Sophie, dans le secteur de la Jägertanne.

 

Dewitz krebsHauptmann DEWITZ-KREBS : Nommé sous-lieutenant le 14 septembre 1906, il devient en 1915 lieutenant, et assure les fonctions d'ordonnance du major von Fabeck au Garde Jäger Bataillon où il commande également la 3ème compagnie. Il est blessé le 28  décembre 1915 au PC de la courbe 00 suite à un tir d'artillerie. Il est ensuite nommé capitaine le 18 avril 1916 et sera muté à la 222. Infanterie Division le 1er octobre 1916. En 1944, il commande une division en Yougoslavie mais obligé de se rendre, il sera fait prisonnier. Après avoir été échangé, il sera fusillé pour sa lâcheté devant l'ennemi, par les troupes allemandes en avril 1945. Son nom figure sur le Kommandeurstein près de la courbe 2 de la voie serpentine. Après la courbe 6 en direction de la courbe 7, à gauche, se trouvaient les abris Dewitz qui accueillaient entre autre des bureaux et ateliers. A la courbe 5, avant le Jägerfelsen se trouve également le Dewitzstollen.

 

Major von DIEPOW : Il est nommé sous-lieutenant le 18 août 1895 puis lieutenant le 18 août 1905 avant d'obtenir le grade de capitaine le 1er octobre 1912. Il est affecté en 1915 au 14ème Jäger Bataillon. Avec le grade de major, il prend par la suite le commandement du 1er bataillon du 56ème Landwehr Infanterie Regiment. Son nom a également été gravé dans la pierre au Kommandeurstein près de la courbe 2 de la voie serpentine.

 

Major FabeckMajor von FABECK : Il est nommé sous-lieutenant le 22/03/1889 puis lieutenant le 01/09/1896. Il est promu capitaine le 29/05/1903 avant de devenir major le 13/09/1911. En 1915, il commande le Garde Jäger Bataillon (G.J.B.), et dirige l'attaque du 25 avril 1915 pour la reprise du sommet de l'Hartmannswillerkopf, tenu par les français depuis le 26 mars 1915. Le 28 décembre 1915 à 12 heures 30, il est blessé au côté du lieutenant-colonel Rogalla Von Bieberstein, au poste de commandement des Chasseurs de la Garde qui se trouve à proximité de la courbe 00 de la Voie Serpentine. Le dépôt de munitions attenant, contenant des centaines de grenades, a explosé suite à un tir d'artillerie française. Le nom du major von FABECK est gravé sur le rocher du Kommandeurstein près de la Courbe 2 de la Voie Serpentine.

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General Hans Emil Alexander GAEDE : Né le 19 février 1852 à Kolberg, il entre en octobre 1873 à l'académie militaire prussienne. Gravissant les échelons, il prend successivement le commandement de différentes unités. Le 22 mars 1897, il est nommé colonel et dirige le 23ème Régiment d'Infanterie « von Winterfeldt ». Promu lieutenant-général le 22 avril 1904, il occupe le commandement de la 33ème Division avant de se retirer du service actif. Lors de la mobilisation, il vit à FRIBOURG. A partir de la fin d'août 1914, il prend le commandement du 14e corps d’armée qui est déployé depuis la Suisse jusqu’à la vallée de Munster avec pour mission de verrouiller la frontière et de couvrir les ponts du Rhin. Ce corps d'armée constitue un élément avancé (Abteilung B) de la VIIème armée dont le gros des troupes, sous les ordres de VON HEERINGEN, est stationné en retrait à STRASBOURG et sur la rive droite du Rhin. Il est promu général d'infanterie le 24 décembre 1914. A ce titre, il commande l'ensemble des troupes allemandes présentent au HWK durant l'année 1915. Atteint d'une maladie grave, il est contraint de se retirer et après avoir subi une intervention chirurgicale, il décède le 16 septembre 1916 à FRIBOURG-EN-BRISGAU. Son nom a été donné à la station de départ du grand téléphérique situé au pied du HWK.

Lieutenant jahnLeutnant JAHN : Commandant de la 2ème compagnie du 8ème Bataillon de Chasseurs de Réserve. Son nom a été donné à une tranchée dans le secteur du Bastion, la Jahngraben.

 

 

Rjb 8 jecklin majorMajor Wilhelm Von JECKLIN : Commandant le 8ème Reserve Jäger Bataillon, il préconisa en 1915, la construction au Hartmannswillerkopf d'ouvrages de flanquement et imagina la ligne de combat dite "ligne des 700 mètres", protégée en avant par un réseau de fils de fer barbelés et reliée à l'arrière et sur les flancs à des points d'appui grâce à des galeries bétonnées et des abris en tôles ondulées. Son nom figure sur le fronton de la source Sophie avec celui du capitaine von Boeltzig.

 

 

Kachel major juin 1916Major Jakob August KACHEL : Il est né le 22 octobre 1871 à MANNHEIM/BADEN. Le 15 septembre 1891, il intègre le 4ème Régiment d'Infanterie Badois à MULHOUSE, avant d'obtenir le grade de lieutenant le 27 janvier 1893. A la déclaration de la guerre, il prend le commandement du 8ème Bataillon de Chasseurs de Réserve et obtient le grade de major le 28 novembre 1914. Il sera chargé d'organiser à partir d'avril 1915 la défense allemande du HWK, en faisant construire de nombreux abris. Il est aussi à l'origine de la construction du Monument des Chasseurs allemands (Jägerdenkmal) qui se situe face à la Plaine d'Alsace. Dans la nuit du 21 au 22 décembre 1915, après la grande attaque française, les hommes du 8ème Bataillon de Chasseurs de Réserve du Major KACHEL s’infiltrèrent discrètement dans les lignes du 152ème Régiment d'Infanterie français. Le 22 décembre 1915, ce bataillon lança vers 8H30 une contre-offensive entre le Bischofshut et le sommet du HWK, prenant le 152ème RI de face et à revers en l’encerclant. Après guerre, le 1er octobre 1919, il prend le commandement de la circonscription de gendarmerie de CONSTANCE avec le grade de lieutenant-colonel. Il se retire de l'armée en 1937 et décède le 07 mars 1957 à BADEN-BADEN. Son nom a été donné à une sape dans la partie supérieure de la tranchée de l’Echelle du Ciel (Himmelsleitergraben). 

Lt Killian carte en main

Oberleutnant Hans KILLIAN : Né le 05 août 1892 à FRIBOURG, il est le fils du docteur Gustav KILLIAN, professeur d'université. Mobilisé au mois d'août 1914, il a été affecté à une unité de Minenwerfer. Il participe en août 1914 à la seconde bataille pour la reprise de MULHOUSE et du Sundgau. Il est ensuite détaché, en janvier 1915 au HWK, où on lui demande de déloger, à l'aide d'un minenwerfer, les chasseurs du 28ème B.C.A. qui se défendaient âprement dans un réduit près du sommet et que les assauts répétés des allemands n'avaient pas réussi à surmonter. Le Lieutenant KILLIAN a ainsi l'occasion de faire usage, pour la première fois dans l'histoire militaire, de cet engin redoutable dans une opération de montagne. Lors de cette attaque, son mortier se trouvait placé à proximité du rocher Panorama. Il dirige durant trois ans, les engagements de cette nouvelle arme au HWK, avant d'être appelé à l'utiliser dans la campagne d'Italie en 1917. Au printemps 1918, il reprend le commandement de différentes unités de mortiers dans le secteur des Flandres, Cambrai, Monchy et Bapaume. A l'Armistice, il reprend ses fonctions de médecin puis devient chirurgien orthopédique. Lors de la 2ème guerre mondiale, le docteur Hans KILLIAN est chirurgien consultant auprès de la XVIème Armée allemande et parcours entre 1941 et 1943, les hôpitaux du front russe, notamment dans la poche de DEMIANSK. En tant qu'ancien combattant, Hans Killian est revenu visiter le HWK où il a pu côtoyer d'autres anciens soldats français et allemands. Il est décédé en 1982, à l'âge de 89 ans, des suites d'une malencontreuse chute accidentelle. 

entree-feste-mengelbier-2.jpgGeneral Theodor Wilhelm Albert MENGELBIER : Né le 30 décembre 1857, il a le grade de Major-Général au début de la guerre en août 1914. Il participe alors à la bataille de TANNENBERG en prusse orientale à la tête de la 3ème Brigade d'Infanterie de la 2ème Division d'Infanterie. Le 19 avril 1915, il prend le commandement de la 12ème Division d'Infanterie en Alsace. Lors d'une visite de la position du Rehfelsen le 24 Avril 1916, il est gravement blessé après avoir reçu une balle dans l'estomac. Evacué à COLMAR, il est remplacé à la tête de la division par le Général Paul VON WAECHTER DRABICHAprès sa convalescence, il est affecté au front de l'est et prend le commandement de la 16ème Division d'Infanterie entre le 05 novembre 1916 et le 02 janvier 1917. A partir du 03 janvier 1917, il se retrouve sur le front de l'ouest, dans les Flandres, à la tête de la 2ème Division d'Infanterie. Le 28 Mars 1918, il succède au Général Wilhelm GROENER comme le dernier commandant en chef du 1er Corps d'Armée sur le front de l'est. Il décède le 15 juillet 1935. Au sommet du HWK, un bastion avec souterrain a été nommé en sa mémoire. 

Muller hauptmann

Hauptmann Richard MULLER : Né en 1880 à HESSEN, il va prendre en 1915, la tête de la 4ème compagnie du 8ème Régiment de Chasseurs de Réserve. Il était un officier apprécié et était surnommé le Kardinal par ses hommes en raison de son calme et de son aspect bon-enfant légendaires. La roche Kardinal, dont la construction a débuté au printemps 1915, fait référence au capitaine MULLER. Au cours de la nuit du 21 au 22 décembre 1915, il reprend avec ses hommes, le fortin du Jägerfelsen conquis la veille par le 152ème Régiment d'Infanterie. Le 15 juillet 1917, il reçoit une distinction de la maison Hohenzollern. Avec son régiment, il se trouve sur le front de l'ouest, dans le secteur de VILLERS BRETONNEUX. Le 11 mai 1918, un obus explose à côté du campement de sa compagnie qui subit de gros dégâts. Le capitaine MULLER accompagné d'autres chasseurs ont été gravement blessés. Doyen des anciens combattants du HWK, il quittait ce monde le 07 juillet 1971 à l'âge de 91 ans. En 1974, caché sous une couche de mousse, un blason a été découvert par les membres des Amis du Hartmannswillerkopf, à hauteur du rocher fortifié de l'Adlerhorst (760 mètres) sur la crête des Pains de Sucre. Ce blason gravé dans la pierre rend hommage au capitaine Richard MULLER. On peut y lire : « Die 4 Komp. Res. Jäg Batl . 8 ihrem Komp. Führer Hauptm. MULLER 1916 ». 

NaendrupHauptmann NAENDRUP : Commandant de la 3ème compagnie du 8ème Bataillon de Chasseurs de Réserve allemand, il participe à la contre-attaque opérée le 22 décembre 1915. Il débouche avec sa compagnie de la Courbe 2 de la Voie Serpentine et se dirige au nord vers le Ziegelrücken où il se renforce avec des hommes du 14ème Bataillon de Chasseurs. NAENDRUP et ses hommes remontent la pente, s'infiltrent dans les lignes françaises proches de la courbe 7 et réussit à atteindre le Bastion et la Bischofshut. Surpris par la manœuvre et pris à revers, les français sont contraints de se replier sur leurs lignes de départ.

 

Hwk 1916 ss lt pabst 3eme cie rjb 8Oberleutnant Adam PABST Sous les ordres du capitaine NAENDRUP, le lieutenant PABST de la 3ème compagnie du 8ème Bataillon de Chasseurs de Réserve, entreprend une contre-attaque vers le sommet du HWK, le 22 décembre 1915. S'infiltrant discrètement dans les lignes françaises, il réussit avec ses hommes à reprendre une tranchée dans le secteur du Bastion. Cette percée, au lendemain de la grande attaque française du 21 décembre 1915, a fortement contribué à ce que le sommet de la montagne redevienne allemand. En guise de remerciement, on donna le nom du lieutenant de cette 3ème compagnie au massif rocheux du « Pabststuhl » situé au-dessus de la roche Kardinal.

Les Combattants allemands suite

 

Hans muheOberleutnant Hans MUHE : Entre août 1914 et le 20 septembre 1916, il exerce les fonctions d'ordonnance du Major KACHEL, commandant le 8ème Bataillon de Chasseurs de Réserve. Le 30 septembre 1916, il devient ordonnance au 436ème Landwehr Infanterie Regiment puis obtient le grade de capitaine, commandant un escadron de fusilliers au 2ème Régiment de Dragons. Le Müheburg (fort Mühe) et le Mühestollen (galerie Mühe) situés sous le rocher Panorama tirent leurs noms de ce lieutenant.

 

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Hauptmann Wilhelm Martin Ernst ROHR : Né le 19 mai 1877 à METZ. Il intègre l'école militaire prussienne de Gross-Lichterfelde, près de BERLIN. Il en sort Sous-Lieutenant en 1896 pour être alors affecté au 3ème Magdeburger Infanterie-Regiment N°66. De 1899 à 1903, ROHR est détaché comme formateur à l'école des sous-officiers de POTSDAM. Il est promu Premier Lieutenant en 1906. En 1912, il est détaché comme formateur au 10e Rheinischen Infanterie-Regiment N°161, près de TREVES, où il est promu Capitaine. A sa demande, ROHR est muté au Garde-Schützen-Bataillon de Gross-Lichterfelde, où il commande une compagnie. Après le début de la guerre, Wilhelm ROHR va combattre avec son unité dans l'Aisne, en Champagne et en Alsace, notamment au HWK. En 1915, il est transféré dans une nouvelle unité formée par le général Hans GAEDE : Le Sturm-Bataillon N°05 dont il prendra le commandement le 08 septembre 1915. Véritable troupes de choc, cette unité est dotée de mitrailleuses MG08, de mortiers de tranchée et de lance-flammes. Au HWK, dès l'automne 1915, il expérimente de nouvelles tactiques offensives. ROHR est promu major en 1918 et termine sa carrière d'officiers avec le grade de Lieutenant-Colonel. Il se retire à LUBECK où il décède le 08 mars 1930. Le souvenir de cet officier s'est perpetué au HWK puisque son nom a été donné au Rohrburg, à la Rohr Sappe ainsi qu'à l'inscription ROHR, sur le Mecklemburgerweg.

Leutnant Karl Gottlieb SCHEUFELE : Né le 06 août 1877 à PFORZHEIM. Engagé volontaire le 15 octobre 1895, il devient sous-lieutenant le 29 janvier 1917. Du 15 novembre 1915 au 31 janvier 1917, il commande le détachement de lance-mines behelf. Minenwerfer-Abteilung de la 82ème Landwehr Infanterie Brigade. Il est décoré de la Croix de fer de 2ème classe EK2 le 12 janvier 1916 ainsi que de la Croix de fer de 1ère classe EK1 le 18 octobre 1916. Un abri de minenwerfer, proche du rocher de l'Unterrehfelsen porte le nom de " Feste Scheufele ".

Major Freiherr Schenk zu SCHWEINSBERG : Sous-lieutenant le 09 février 1893 puis lieutenant le 27 février 1902, il obtient ensuite le grade de capitaine le 17 septembre 1909. En 1915, il commande le 14ème Bataillon de Chasseurs du Mecklembourg (M.J.B. 14) qui avait ses quartiers à COLMAR avant guerre et apparaît à l'Hartmannswillerkopf le 1er mai 1915. Le bataillon a été anéanti le 21 décembre 1915 lors de la grande attaque française. Le capitaine SCHWEINSBERG survit avec uniquement 80 hommes et repart à l'attaque avec le renfort du 8ème Réserve Jäger Bataillon. Le 27 janvier 1916, il est promu au grade de major. Son nom est gravé sur le Kommandeurstein à la Courbe 2 de la Voie Serpentine. Sur la crête sommitale, on retrouve également une tranchée nommée Schweinsberggraben, de part et d'autre du Rohrburg.

generalmajor-sproesser.jpgMajor Theodor SPROESSER : Né le 10 Septembre 1870 à WEINGARTEN. Il intègre l'école militaire de Gross-Lichterfelde près de BERLIN. Il est affecté le 23 mars 1889 au 123ème Régiment de Grenadiers «Roi Karl ».  En 1906, il est promu Capitaine et est transféré au 125ème Régiment d'Infanterie où il prend la fonction de commandant de compagnie. Le 02 Août 1914, SPROESSER est déplacé avec son régiment sur le terrain. Après quelques jours de guerre, il est promu au grade de Major le 19 août 1914 et devient commandant du 2ème bataillon du régiment. A partir d'octobre 1915, un bataillon de montagne würtembergeois est formé, et SPROESSER prend le commandement de cette nouvelle unité. Il commandera ce bataillon lors de nombreuses batailles, dans les Vosges à l'Hilsenfirst à partir du 1er janvier 1916, puis dans les Balkans face aux Roumains, ainsi qu'en Italie en octobre 1917. En février 1918, SPROESSER et son bataillon se retrouve en Alsace à GUEBWILLER et effectuera des missions à l'Hartmannswillerkopf. Le 27 mai 1918, lors de l'attaque sur le "Chemin des Dames", SPROESSER subit de graves blessures par éclats de grenades à la main gauche et sur la partie supérieure du bras. Après la fin de la Guerre, il est transféré au 119ème Régiment de Grenadiers où il sert jusqu'en avril 1919. Le 1er février 1922, il est nommé Colonel puis le 31 mars 1925, il est promu au grade de Major Général. Il décède le 08 février 1933 à STUTTGART. A l'Hartmannswillerkopf, un monument a été érigé en sa mémoire au niveau de la courbe 2 de la voie serpentine.

Oberst wickleColonel Kurt Wilhelm Ernst WICKLE : Il est né le 03 juillet 1865. Il s'engage dans l'armée et devient sous-lieutenant le 15 avril 1884 puis lieutenant le 27 janvier 1893. Il est promu capitaine le 18 novembre 1897 puis major le 18 novembre 1905. Il devient lieutenant-colonel le 1er octobre 1912. A compter de janvier 1915, il est à la tête du 161ème Régiment d'Infanterie à l'Hartmannswillerkopf. En février 1915, le régiment est dans le secteur du Jägertanne où 5000 sacs de sable sont constitués du 20 au 23/02/1915 pour assurer les défenses du secteur. Entre le 23 février et début mars 1915, il fait face à plusieurs attaques françaises. Le 10 mars 1915, il essuie des reproches de ses supérieurs suite aux échecs des contre-attaques et se porte malade. Il s'estime incapable de garder son commandement. Il est remplacé par le major MANNKOPF du 3ème bataillon du 161ème I.R.. Le 14 mars 1915, le lieutenant-colonel SCHUTZ, arrivant de l'I.R. 20 reprend le commandement de l'I.R. 161 qu'il gardera jusqu'au 27 juillet 1918. Le 161ème Infanterie Regiment quitte définitivement le HWK le 16 avril 1915. Le colonel WICKLE est décédé le 11 août 1935. Un rocher en contrebas du rocher Panorama porte son nom.

 

 

 

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